S'identifier Contact Avis
 
25° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video
La rareté de Carburant complique davantage la vie à Port-au-Prince

La rareté de Carburant complique davantage la vie à Port-au-Prince








En dépit de l’arrivée la semaine dernière d’une cargaison de 258 000 barils de pétrole, le calvaire des citoyens se poursuit à Port-au-Prince ainsi que dans les zones avoisinantes face à la pénurie de carburant. Entre des bousculades dans les différentes stations à essence et les péripéties pour se procurer de l'essence même au bord de la route, la situation devient de plus en plus perplexe.

Les chauffeurs de véhicules expriment une nouvelle fois leur ras-le-bol face à cette situation qui a déjà trop duré, d’après eux. Avec l’annonce de l’arrivée d’une cargaison de 258 000 barils de pétrole contenant du Kérosène, du diesel et de gazoline la semaine dernière, les citoyens espéraient un retour à la normale. Mais loin de là, car depuis quelques jours, celui qui veut s’approvisionner en carburant dans une pompe, se fait bousculer ou recevoir des coups de galon pour y parvenir. Certaines fois, ces compatriotes se donnent en spectacle sur les réseaux sociaux, démontrant du même coup l’ampleur de notre misère et de notre peine en tant que peuple aux yeux du monde.

Cette rareté a occasionné des embouteillages montres dans les parages de chaque station qui décide de vendre par mesure le précieux liquide, au moment où les responsables du ministère de l’Éducation nationale viennent de lancer la réouverture des classes pour la nouvelle année académique. Ajoutées à cette situation, les prises de gueule entre chauffeurs de taptap et passagers se multiplient, pour cause, ces derniers sont contraints de payer à la hausse le prix du transport en commun dans différents circuits de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Dans l’intervalle, du carburant frelaté est vendu sur le marché, nombreux sont les citoyens victimes qui se plaignent de cette situation. Ils déclarent que leurs voitures ne fonctionnent pas à plein régime, ce qui est probablement dû au marché noir provoqué par la rareté de l’essence.

Intervenant sur une station dans la capitale haïtienne mardi matin, le Premier ministre démissionnaire Jean Michel Lapin a indiqué que des pourparlers sont en cours avec les différents acteurs concernés en vue d’adopter des mesures pour améliorer la situation. Monsieur Lapin n’écarte pas la possibilité d’une possible hausse des prix à la pompe. Toutefois des décisions seront parallèlement adoptées afin d’éviter de pénaliser les membres de la population, a-t-il fait savoir. Les membres de la population qui, à juste titre, crachent leur colère contre les responsables, en raison, disent-ils, de l’incapacité de l’État haïtien à gérer ce problème, qui leur complique de plus en plus l’existence.

Mario Sylvain



Articles connexes


Afficher plus [5802]