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En fin de mandat, le sénateur Antonio Cheramy demande à ses collègues de suspendre le procédé dilatoire

En fin de mandat, le sénateur Antonio Cheramy demande à ses collègues de suspendre le procédé dilatoire








Le deuxième lundi du mois de janvier 2020 marquera la fin de la cinquantième législature. Ce sera aussi le terme du mandat d'un tiers du Sénat. Une échéance qui fait polémique. Toutefois, le sénateur de l’Ouest, Antonio Cheramy, qui ne compte pas prolonger son mandat même d’une seconde, invite ses paires à faire leur valise et se contenter de leur sort après leur prouesse ou leur mésaventure au Sénat.

Intervenant sur une station de radio de la capitale, l’élu du département de l’Ouest, Antonio Cheramy, s’en prend ouvertement aux sénateurs dont le mandat arrivera à terme le deuxième lundi du mois de janvier prochain. Selon lui, les récalcitrants avaient amplement de temps pour se prouver. Maintenant, fait-il savoir, le moment est venu pour qu’ils se retirent. À cet effet, ils doivent cesser les dilatoires et s’armer de courage pour jeter l’éponge.

Cette question de prolongation ou de mandat non encore épuisé, malheureusement, alimente les débats d’aujourd’hui, alors que d’autres sujets plus cruciaux et qui méritent des traitements en urgence sont encore sur la table. Au moins deux tiers du Sénat devrait partir, cependant, la plupart d’entre eux s’y opposent farouchement évoquant le non-épuisement de leur mandat suivant, ce qu’ils font savoir, les prescrits constitutionnels. Une approche rejetée d’un revers de main par le sénateur Antonio Chéramy, qui leur invite à respecter les prescrits du décret électoral.

Le leader de Brothers Possee les qualifie de "woulibè". « Tout le monde doit partir, car, le décret était claire : si les élections se réalisent en retard, le mandat des élus seront écourtés. Quant à moi, je partirai sans regret le deuxième lundi du mois de janvier », martèle le sénateur. « En rentrant au Parlement, chaque élu avait un choix à faire. Des sénateurs, comme moi, qui ont choisi de défendre la population, nous devrions partir avec le cœur léger et jouir de notre travail. Quant aux autres qui ont fait choix de la richesse qu’ils cessent les dilatoires et partir chez eux pour en profiter », a ajouté M. Cheramy arguant que le Parlement est un vaste marché.

Le farouche opposant au pouvoir se remémore clairement de sa position l’année dernière invitant le premier tiers à tirer la révérence. « S’ils avaient fait cas de mon appel, aujourd’hui, le Parlement serait tout proche d’être caduc avec l’absence de la Chambre des députés et le Sénat amputé de deux tiers. La tabula rasa serait à cet instant, une réussite », déplore l’artiste qui met en garde les leaders de l’opposition sur la manière dont ils doivent mener la bataille.

« Le modèle de bataille que nous enclenchons nécessite un leadership éclairé, méthodique et calme. Il ne faut pas qu’il y ait diversion ni maladresse. Il faut qu’elle se fasse dans une ambiance de concertation inclusive. Il nous est impératif d’envoyer un signal fort à tous les leaders conséquents, car, être parlementaire de nos jours signifie tout bonnement qu’on est un escroc. Soit on l’est, soit vous êtes mal-jugé », signale-t-il tout en se réjouissant d’avoir maintenu sa ligne jusqu’au bout.

De l’avis du sénateur Chéramy, il se retirera tout en faisant savoir qu’il est disponible pour la nation dans la mesure où elle fera à nouveau appel à lui pour continuer la bataille. En conclusion, Antonio Cheramy, pense que c’est l’heure pour que les parlementaires soulagent la population et laissent à cette dernière, le temps de passer au crible leurs actes.

Daniel Sévère



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