S'identifier Contact Avis
 
25° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video
La crise sociopolitique est la résultante des compromissions malsaines de Jovenel Moise, selon Jean-Charles Moise

La crise sociopolitique est la résultante des compromissions malsaines de Jovenel Moise, selon Jean-Charles Moise








Plongée à fond dans une crise sociopolitique et économique aiguë, Haïti va y demeurer longtemps encore, selon le secrétaire général de la plateforme Pitit Desalin, Moise Jean-Charles. À son avis, cette crise dépasse un simple événement structurel et en est la résultante des vilaines compromissions du chef de l’État avec l’élite économique qui, depuis son accession à la magistrature suprême de l’État, ne cesse de causer du tort à la nation.

Sans vouloir se faire passer pour un oiseau de mauvais augure, le leader de Pitit Desalin prévoit, comme à son style, des jours plus sombres sur Haïti. Il n’a pas pris le soin de poser son point de vue comme une hypothèse. Il a affirmé que d’ici 2020, Haïti fera face à une crise foncièrement humanitaire ou la dépréciation de la gourde par rapport au dollar peut toucher jusqu’à 150 gourdes pour l’acquisition d’un dollar.

Selon l’ancien candidat à la présidence, Jovenel Moise se trouve coincé par l’élite économique face à laquelle il a des redevances colossales à honorer. Aux dires du politique, le locataire du Palais national, qualifie-t-il d’imbécile, n’a pas compris le fonctionnement du système. Il fonctionne, dit-il, sous la menace de ces géants qui lui dictent systématiquement l’attitude à adopter dans la seule optique pour eux, de bien en profiter.

Figure de proue de l’opposition, l’ex-sénateur soutient que le chef de la nation n’a pas les coudées franches. La caravane du changement, la procuration des voitures de mauvaise qualité, la monopolisation du commerce du carburant, les injections non calculées de fortes sommes sur le marché pour amortir la dégringolade de la gourde, le monopole de la fixation du taux de change à une banque privée au mépris de la Banque centrale entre autres, sont des manœuvres de cette élite mesquine pour continuer d’exploiter la majorité silencieuse tout en profitant d’anémier l’économie nationale, fait-il remarquer.

Moise Jean-Charles est catégorique. C’est cette compromission susmentionnée qui entrave à tout bout de champ les décisions du président. Et, cette rareté de carburant en est une preuve, avance-t-il. Pour lui, Jovenel Moise fait face à un conflit qu’il a lui-même engendré. Et pour s’y affranchir, un bon nombre de mesures osées doivent être envisagées dont un meilleur contrôle des frontières, une forte pression sur l’élite économique pour qu’elle honore ses dettes envers l’État, la perception de taxe sur les grands immobiliers, la récupération des fonds perdus à la banque entre autres.

Par ailleurs, l’homme politique annonce la reprise des activités de mobilisation dans le pays. L’ancien du G8, a plus loin adressé certaines critiques à l’opposition, dont il en est membre. D’après Moise Jean-Charles, ce n’est pas le pouvoir qui ralentit la lutte. Il s’agit, informe-t-il, du manque de compréhension politique de ce secteur lui-même. Parallèlement, le leader de Pitit Desalin, comme le reste du bloc de l’opposition, n’accorde pas carte blanche aux dissidents du PHTK.

Daniel Sévère



Articles connexes


Afficher plus [5802]