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La crise de carburant risque de torpiller l'année académique

La crise de carburant risque de torpiller l'année académique








Définitivement, c‘est devenu une habitude en Haïti d'assister à des années scolaires tronquées. Ultérieurement, elles étaient liées à des revendications de professeurs et touchaient principalement le secteur public. Cette année, parallèlement, tout commence de très tôt et est provoqué par la plus imprévisible des crises qui est la spectaculaire rareté du carburant. Déjà à la deuxième semaine, la rue commence à chauffer et cette situation risque de durer très longtemps.

Haïti fait face à l'une des pires crises de son histoire. D'un côté, une économie en berne et de l'autre, des leaders politiques qui ne cessent de se quereller. À cela s'ajoutent d'autres problèmes conjoncturels qui rendent de plus en plus perplexe la population. Une crise qui, malheureusement, progresse dans le sens indésirable et affecte quasiment toutes les sphères de la société.

De la répétition des manifestations politiques à l'insécurité, le pays, pour l'heure fait face à une grave crise de carburant. Un peu partout dans le pays, la situation est grave au point même de provoquer des laissez-frapper entre citoyens en quête du précieux liquide. Cependant, les hypothèses autour de la question ne laissent pas prédire la fin de ce tourment.

S'il est vrai que durant les manifestations en série organisées dans le pays les différents secteurs d'activités ont fonctionné, même quand c'était au ralenti, rien ne garantit que le système éducatif va s’en sortir vu l'ampleur prise par la conjoncture qui fragilise déjà le bon fonctionnement des écoles deux semaines après la nouvelle rentrée des classes. Situation qui rend incertaine la réussite de cette année scolaire prise dans l'étau des multiples tentacules de la crise.

Quelque temps avant la reprise des activités scolaires un doute logique pesait sur cette année académique 2019-2020. Il s'agit de la recrudescence de l'insécurité, à la fois dans la capitale que dans les villes de province. À travers les différentes forces vives de la nation, des voix s'élèvent pour amener l'État, en l'occurrence la Police nationale d'Haïti (PNH), à sévir contre les gangs armés et les mettre hors d'état de nuire. Chose qui devait servir à amortir la frustration populaire.

Aujourd’hui, les écoles n'ont pas fonctionné comme à l'ordinaire dans plusieurs grandes villes du pays. Les protestataires ont réclamé, entre plus du carburant pour fonctionner, le départ de Jovenel Moise, le procès Petrocaribe. Ils ont parallèlement mentionné que cette fois, ils comptent occuper la rue jusqu'à ce qu'ils obtiennent satisfaction. Ils menacent parallèlement de boycotter l'année académique si les autorités font fi de leur revendication.

Notons que, cette rentrée scolaire s'est réalisée dans un contexte socioéconomique et politique pour le moins désagréable. À part les responsables du MENFP, cette réouverture n'a, vraisemblablement, pas été une bonne décision selon plus d'un. En pleine crise, l'on a sensation que tout se converge vers le départ de Jovenel Moise considéré comme l'incarnation du mal. Rappelons aussi la position de l'opposition qui était farouchement opposée à l'idée que les élèves achèvent l'année passée dans un contexte, dit-elle, où l'éducation touche à son plus bas niveau en Haïti.

Daniel Sévère



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