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« Operasyon chèche gaz », véritable leçon populaire adressée à l'opposition et au pouvoir

« Operasyon chèche gaz », véritable leçon populaire adressée à l'opposition et au pouvoir








L'Exécutif fait face au sixième mouvement de résistance populaire d'importance depuis le 16 juillet 2018. La population, toujours sur le qui-vive, occupe le macadam depuis deux jours. Un évènement en plus prouvant l'impopularité des hommes au pouvoir, mais aussi un certain ras-le-bol de l'opposition qu'elle boude à chaque convocation.

Les 16 et 17 juillet 2018, suite à une décision gouvernementale de revoir à la hausse le prix du carburant, un soulèvement populaire spontané a eu lieu. Et, comme conséquence, le premier gouvernement de l'ère Jovenel, en a fait les frais. En plusieurs occasions, la population est descendue dans la rue pour, entre autres, dénoncer l'insécurité alimentaire et la cherté de la vie. Parallèlement, elle a quasiment boudé toutes les invitations de l'opposition à faire basculer le pouvoir de Jovenel Moise.

Il semble que le temps de grâce accordé à Jovenel Moise soit expiré. La population est de plus en plus convaincue que le chef de l'État ne dirige rien et fait preuve de son incapacité à adresser les problèmes basiques de la société.

Ces nouvelles manifestations confirment que le locataire du Palais national est en mauvaise posture. D’autant plus que depuis plus d’un an, les difficultés à doter le pays d’un gouvernement stable sont patentes, malgré le bénéfice d’une majorité parlementaire. Cerise sur le gâteau, les défections en série de ses fidèles partisans montrent à quel point, le président a de la peine à rassurer.

S'il est vrai que personne ne peut contredire le fait que le chef de l'État est pris entre l'enclume et le marteau, la population ne semble pas non plus pencher du côté de l'opposition. Cette dernière revendiquant presque tous les mouvements populaires, paraît, jusqu'à date, illégitime aux yeux de la population dans la mesure où ses appels à la mobilisation ne font jamais recette. À titre d'exemple, la première résistance populaire des 6 et 7 juillet 2018 et la dernière en date n'ont d'autre nature que des réactions spontanées causées par une situation ou une décision gouvernementale révoltante.

De façon inattendue, le pays est à sa deuxième journée perdue. Un peu partout sur le territoire, les activités sont quasiment au point mort. La résistance populaire gagne du terrain. Une situation qui, en quelque sorte, arrange les affaires de l'opposition qui sort à peine d’une opération de réunification, mais a mis à nu son incapacité de rassembler la masse.

Toutefois, si le pouvoir ne veut pas accepter qu'il n'ait pas la confiance populaire, l'opposition quant à elle veut jouer plus intelligemment en se positionnant comme accompagnateur de la population. Elle n’exprime pas la prétention d’être patron ou guide. Un fait est sûr, la population peine encore à placer sa confiance ni dans l’opposition ni dans le pouvoir.

Daniel Sévère



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