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Cap-Haitien : l'opposition n’entend pas enclencher la marche arrière

Cap-Haitien : l'opposition n’entend pas enclencher la marche arrière








Plus d'une vingtaine d'organisations populaires et de partis politiques dont Pitit Desalin, Ayiti An Aksyon, Ayiti demain, Force révolutionnaire du Nord, Mouvement populaire Nord (MPN), l'Organisme universitaire pour la défense des droits de l'homme (OUDH), Mouvement populaire Dessalinien (MOPOD), Batay Ouvriye et l'Association des consommateurs du Nord (ACNH), lors d'une conférence de presse le mercredi 18 septembre 2019, au Feu Vert Nigt Club, annoncent la reprise de la mobilisation pour exiger la démission du président Jovenel Moïse à la tête du pays pour le vendredi 20 septembre 2019.

« Jovenel Moïse prouve son incapacité à combattre la contrebande et la corruption dans le pays, nous faisons un seul corps pour exiger son départ à la magistrature suprême de l'État », a laissé entendre Raphaël Mesidor, coordonnateur général de l'organisation dénommée Force révolutionnaire du Nord.

« Le pays est plongé dans un imbroglio. On ne sait qui fait quoi. Personne ne sait qui est habilité à prendre des décisions au nom de la population. Deux Premiers ministres sont à la charge des maigres ressources de l'État. L'avenir du pays est incertain. Le départ précipité de Jovenel Moïse, suivi de l'établissement du gouvernement de salut public, est le seul moyen pour sortir le pays du gouffre dans lequel il se trouve », a enchaîné le militant politique.

« Le Parlement est caractérisé par la corruption généralisée, les représentants du peuple ne travaillent pas à son profit, les concernés ne peuvent pas doter le pays d'un gouvernement légitime après cinq mois, c'est de l'incompétence totale », a fait savoir pour sa part Jacob Dol, principal dirigeant de Haïti Demain.

La situation chaotique du pays est la résultante l'amateurisme politique du président de la République qui privilégie l'intérêt d'un groupuscule au grand dam de la masse », c'est ce qu'a fait savoir Georges Excellent du Mouvement avant-gardiste du Nord (MANORD).

« Le pays entier doit se mettre debout comme un seul homme le 20 septembre prochain pour dire non à l'incompétence, la corruption, la contrebande et à la mauvaise gouvernance, à l'insécurité généralisée », a déclaré pour sa part Piterly Charles du secteur démocratique et populaire.

En ce sens, les responsables de ces organisations populaires et politiques invitent toutes les couches de la population à investir les rues le 20 septembre prochain pour exprimer leurs ras-le-bol aux dirigeants du pays. Soulignons que les activités tardent encore à reprendre à Cap-Haitien après 72 heures du soulèvement populaire contre la rareté du carburant.

Hervé Délima



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