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Face à l’ampleur de la crise, le Sénat doit faire son travail

Face à l’ampleur de la crise, le Sénat doit faire son travail








Face à la crise qui sévit ces derniers temps en Haïti, le Parlement, particulièrement le Sénat, a son mot à dire. Certes, tous les parlementaires haïtiens ne sont pas en odeur de sainteté, mais en absence d’une décision judiciaire contre ceux et celles impliqués dans des scandales de corruption, le Parlement doit faire ce qu’il a à faire.

Les députés sont en vacances, mais avant de partir, ils ont donné l’espoir à Jovenel Moïse qu’il pourra, dans une dernière tentative, doter le pays d’un gouvernement légitime. En plus des sacrifices consentis pour obtenir le vote des députés, cet espoir a donc coûté le pays des millions de dollars de négociation avec certains sénateurs de la République qui s’amusent à vendre aux plus offrants leur obligation constitutionnelle en tant que parlementaires.

Par conséquent, puisqu’ils ont encore le titre de sénateurs de la République, ils doivent adopter une décision. Envers et contre tous, la Chambre des députés a validé l’énoncé de politique générale de Fritz Wiliam Michel et renvoie la balle aux sénateurs de la République. Fritz William Michel n’est pas apprécié par la population. Son passé scandaleux ne joue pas en sa faveur. Et plusieurs secteurs de la vie nationale estiment que c’est un choix mal calculé et provocateur.

Ce Premier ministre nommé ainsi que tous les membres de son gouvernement fonctionnent aux frais du trésor public. Sans oublier l’équipe de Jean Henry qui décide encore au nom de la République, alors qu’elle a été renvoyée par la Chambre des députés pour mauvais résultats. Il est vrai que tout le monde sait la vérité à propos de cette décision. Mais la version fournie par la Chambre des députés a été « mauvais résultat ».

À présent, on est face à une situation plus compliquée que ce qu’on pourrait appeler un dilemme. Ce gouvernement, avec Lapin à sa tête, n’a plus la légitimité pour continuer à engager la nation. Il est difficile d’avancer avec Fritz William Michel et confirmer ce nouveau gouvernement. Puis, il ne faut pas oublier que le président de la République est décrié et impopulaire.

En dépit de cette situation inconfortable, la République doit avancer. Le prétexte de l’échec de l’équipe en place reste et demeure toujours le problème de gouvernement légitime pour adresser les grands problèmes de l’heure. S’il est clair qu’il est difficile d’avancer avec Fritz William Michel et continuer à cautionner les décisions de Jean Michel Lapin, il est certain que le pays ne pourra pas rester sans un gouvernement légitime, à moins que l’opposition puisse s’unifier afin de trouver la démission du chef de l’État.

Dans le cas contraire, le Parlement, l’Assemblée des sénateurs notamment, a un rôle à jouer afin de soi, forcer le président de la République à faire marche arrière sur la tentation d’installer, au mépris de toutes les revendications, le nommé Fritz William comme chef de gouvernement, ou de l’aider à le faire comme c’était déjà le projet de la majorité des sénateurs suspectés d’avoir empoché les 100 mille dollars en échangé d’un vote favorable.

L’Assemblée des sénateurs doit enfin planifier la tenue de la séance pour sanctionner l’énoncé de politique générale du PM en mauvaise posture, Fritz W. Michel. L’idée n’est pas d’inviter les sénateurs à ni voter pour ou contre, mais de préférence, leur demander à mesurer l’ampleur de la crise, et de comprendre qu’un pays ne peut pas vivre ainsi, et qu’il fallait adopter des décisions pour débloquer la situation. Et cette situation de deux Premiers ministres pratiquement en fonction, deux gouvernements, le Sénat pourra mettre une fin avec quel que soit l’issu du vote de la séance de ratification.

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