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Entre le chambardement et l’entente : la Ligue des pasteurs à Port-de-Paix hésite

Entre le chambardement et l’entente : la Ligue des pasteurs à Port-de-Paix hésite








Lors d’une conférence de presse tenue dans la matinée du mardi 8 octobre, l’un des dirigeants de la Ligue des pasteurs à Port-de-Paix a exprimé ses plus grandes préoccupations par rapport à la situation sociopolitique qui sévit dans le pays, depuis plusieurs semaines. Il déplore le fait que les gens souffrent de l’affrontement entre le pouvoir exécutif et les membres du secteur de l’opposition démocratique. Cette crise profonde qui est en train de ruiner davantage les couches les plus démunies est un héritage de plusieurs décennies, selon le révérend pasteur Otandieu Jean Louis se montrant accroché à une solution issue d’un compromis entre les deux parties en question. "Seules une prise de conscience et une volonté de faire pays permettant une négociation entre toutes les forces vives de la nation, pourra pallier à cette crise", insiste le pasteur Otandieu Jean Louis.

À ceux-là qui souhaitent le départ précipité du chef de l’État, le leader de l’Église protestante répond par la proposition d’un chambardement total. " Le président Jovenel Moïse n’est pas l’unique coupable de la crise actuelle. Les manifestations devraient se battre également pour la destitution du Parlement haïtien qui a grandement contribué à la souffrance du peuple. Ils ont aussi failli à leur mission de légiférer et de contrôler l’Exécutif. Personne ne peut prétendre qu’elle est exempte du mal que l’on a fait au pays", a-t-il déploré, estimant que les parlementaires doivent subir le même sort du chef de l’État, s’il doit partir. L’action d’investir les rues de certains députés et sénateurs est un comportement susceptible de tourner les mandants en dérision et de vouloir acclamer leur innocence avec ruse, selon les propos du révérend Otandieu Jean Louis.

"Ce sont tous les ministres, les conseillers et les parlementaires qui ont échoué à leur mission. Le chef de l’État n’était pas à la fois au Palais national et aux différents ministères. En ce sens, il ne peut porter seul les fardeaux", à en croire le bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-de-Paix, Me Job Louis, qui appelle toutefois, le président à tirer sa révérence de qu’il n’aurait rien fait pour trouver au préalable un vrai consensus avec les protagonistes de l’opposition. Parallèlement, l’homme de loi n’a pas écarté une quelconque possibilité pour que les deux parties puissent s’asseoir autour d’une table pour discuter sur les intérêts supérieurs de la nation. " Aucun sacrifice n’est trop grand, et du côté de l’opposition, et du côté du président Jovenel Moïse, quand il est question de trouver une porte de sortie en vue de redoubler la barque du pays", a soutenu Me Job Louis.

Parallèlement, les membres du secteur de l’opposition démocratique étaient encore dans les rues de Port-de-Paix le lundi 7 octobre pour exiger le départ du président Jovenel Moïse. Comparativement à la journée du vendredi dernier, l’effectif des manifestants a diminué considérablement. Ce qu’il faut souligner, c’est qu’aucun incident n’a été enregistré dans les journées du vendredi 4 et du lundi 7 octobre. Tout a été déroulé dans le calme. Les manifestants avaient parcouru diverses rues dans la cité de Capois-la-mort pour expliquer leurs revendications.

Entre temps, les activités quotidiennes ont fonctionné normalement dans le chef-lieu du département du Nord-Ouest dans la journée du mardi (les banques commerciales, les marchés publics, le transport intercommunal). Les gens ont vaqué à leurs occupations avec toute quiétude d’esprit. Ils souhaitent que le climat serein continue de régner dans la ville afin de permettre la reprise des activités scolaires. Car, selon eux, ils sont inconcevables de changer le système actuel, sans passer par l’éducation qui est à la base de tout.

Marc Edy OSSAM



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