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La crise étrangle les activités commerciales aux Gonaïves

La crise étrangle les activités commerciales aux Gonaïves








L’accentuation des mouvements de revendication a de grandes conséquences sur la situation sociale et économique de la ville des Gonaïves déjà en proie à d’énormes difficultés. Au problème des institutions scolaires qui n’arrivent toujours pas à ouvrir leurs portes, viennent s’ajouter la situation des petits marchands qui sont régulièrement chassés à coup de pierres au marché communal et celle des entreprises privées qui connaissent à présent des heures de grandes tourmentes. La situation est très préoccupante pour les chefs d’entreprises qui n’arrivent plus à vendre réellement leurs services aux clients et le pire, ils sont dans l’obligation de fermer leurs portes.

Il est un fait certain que le secteur des affaires fait face à de nombreux problèmes depuis le début des manifestations antigouvernementales à travers le pays. Nombreux sont les commerçants qui n’arrivent pas à trouver des produits pour la revente en raison des barricades érigées dans les grandes routes principales. En outre, il y a les planteurs qui assistent à la décomposition des produits cultivés dans leurs champs. C’est en fait, une situation similaire à tous les niveaux, que ce soit dans le marché formel ou informel. Aux Gonaïves depuis près d’un mois, beaucoup d’entreprises ont fermé leurs portes, et cela a de grandes répercussions sur la vie de la population.

Dans le souci de comprendre comment fonctionnent les entreprises en cette période de crise, Le National a rencontré quelques personnalités dans le milieu. Pour Pierre Robert Auguste, l’incidence de la crise sur le secteur économique est grande, car les entreprises n’arrivent plus à couvrir leurs frais de fonctionnement journaliers pendant la période de crise. Seul un sacrifice citoyen consenti est susceptible d’apporter des solutions à la situation de crise actuelle. D’autant plus que le principal responsable de la crise dit-il, est le président de la République qui est impliqué dans de nombreux scandales de corruptions et qui n’a jamais pu garantir la bonne gouvernance. C’est pourquoi le président de la République doit laisser le pouvoir de façon concertée et ordonnée afin que le pays retrouve son cours normal. Il dit ne pas comprendre pourquoi, l’Ambassade américaine s’entête à supporter Jovenel Moïse, un président impopulaire. Rien ne marche dans le pays, si toutefois, à travers sa politique, les États-Unis voulaient faire effondrer Haïti, ils s’y sont arrivés avec le président Moïse. Toutefois, il pense que le départ de Monsieur Moïse ne suffit pas. Il faudrait une refondation morale du pays où il y aura des hommes et des femmes de caractères qui ne vont pas courir après l’argent et favoriser la contrebande. Il faut d’une part moraliser l’État et d’autre part, humaniser l’économie sur une base de solidarité sociale pour permettre aux Haïtiens de se prendre en charge par l’implantation des grandes entreprises dans le département.

Un autre entrepreneur a fait savoir que la conjoncture pénalise les entreprises. Selon lui, beaucoup d’entreprises n’arrivent pas à payer leurs fournisseurs et les banques commerciales. Lui, qui a déjà suspendu 14 employés temporairement, n’écarte pas la possibilité d’arriver à un licenciement économique effectif si la situation persiste. Il croit surtout que la situation ne va pas s’arranger sitôt même avec le départ de président de la République. Car les gens ont perdu leur pouvoir d’achat et cela ne va pas être résolu du jour au lendemain.

Dieunel Chérilus, un cambiste qui travaille dans la ville nous raconte que cela fait deux semaines depuis qu’il ne sort pas travailler à cause du manque d’activités dans les rues. On entend des bruits de cartouches par-ci par-là. Même par mesure de précaution on est obligé de rester à la maison. Parce que poursuit-il, c’est comme ça dans le pays. Quand il y a crise, tout le monde doit rester chez soi. Surtout dans ce moment où la crise dépasse tout le monde. Le fait que les maisons de transfert ont ralenti leur service, cela complique davantage la situation parce qu’il n’arrive pas à acheter ou vendre comme cela se passe en temps normal. Il n’y a pas de marché, il n’y a rien, les gens meurent. La situation est difficile pour tout le monde actuellement sauf pour ceux qui ont créé la crise.

Lesly Succès



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