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Augmentation substantielle des cas de viol dans le Bas Artibonite

Augmentation substantielle des cas de viol dans le Bas Artibonite



Les actes de viol notamment sur les mineures dans la vallée de l’Artibonite sont en augmentation ces derniers temps, suivant des enquêtes menées auprès des instances étatiques et des organisations féministes. Ces violences sexuelles enregistrées pour la plupart sur des mineures âgées de 8 à 16 ans sous des formes diverses ont connu une augmentation de 10 % par rapport à l’année précédente. Situation qui préoccupe les autorités judiciaires du tribunal de première instance TPI et des responsables d’organisations de femmes dans la région du bas Artibonite.


Suivant des informations recueillies auprès des autorités judiciaires du tribunal de première instance de Saint Marc, des responsables de l’hôpital Saint-Nicolas de Saint Marc et ceux des organisations de la défense des droits humains, les jeunes filles âgées de 8 ans et 16 ans sont souvent la cible de certains hommes mal intentionnés de Montrouis, de Grande Saline, de Saint Marc, de la Petite Rivière de l’Artibonite et de Marchand Dessalines.

Ces violences sexuelles, suivant des enquêtes entreprises auprès des habitants et des informations divulguées par des instances étatiques, ont différentes causes même quand elles ne sont pas excusables. Beaucoup d’entre elles ont à voir avec la situation économique précaire et à l’insécurité qui prévaut dans certaines localités ou des bandits armés obligent des femmes pour avoir des relations sexuelles avec eux. Certaines fois, il s’agit de viols collectifs.

Selon des informations fournies par des responsables d’organisation des femmes de Charrette, sixième section communale de Saint Marc, en 2018, 70 plaintes ont été déposées à leur bureau par des femmes victimes des actes de viol et jusqu’au mois de septembre 2019, 77 cas sont déjà reçus.

Des chiffres fournis également par le TPI de Saint Marc ont indiqué qu’au cours du mois d’août de cette même année, trois cas de viol ont été dénoncés par des victimes âgées de 8 à 16 ans, et des plaintes déposées contre les présumés agresseurs qui viennent pour la plupart dans des communes de Montrouis, de Saint Marc et de Grande Saline. Ces plaintes déposées ont permis aux agents de la PNH de procéder à l’arrestation des accusés.

Dans les communes de Marchand Dessalines et de la Petite Rivière de l’Artibonite, des actes de violences sexuelles enregistrées durant ces derniers temps et qui n’ont pas été comptabilisé par des responsables d’organisations de la défense des droits humains en raison du climat d’insécurité qui prévaut depuis des mois, concernent des femmes qui ont été violées collectivement par des bandits armés.

Ces victimes d’agressions sexuelles, accompagnées souvent de proches avant d’entamer des procédures judiciaires, se rendent généralement auprès des responsables de l’hôpital Saint-Nicolas de Saint Marc qui ont confirmé cette augmentation substantielle des cas de viol.

Des tests médicaux effectués sur des victimes d’agressions sexuelles ont relevé des cas de grossesse précoce suivant des statistiques présentées par les responsables de l’HSN qui sont obligés de fournir une assistance médicale pour éviter qu’elles soient contaminées par les maladies sexuellement transmissibles comme la syphilis et le VIH Sida.

Des victimes contactées sur ce dossier n’ont pas voulu témoigner par crainte de représailles de la part des présumés agresseurs compte tenu de la situation d’insécurité que traverse le pays durant ces derniers jours et les pressions familiales.

À cause de cette augmentation substantielle des actes de violences sexuelles dans le Bas Artibonite, des audiences criminelles sans assistance de jury seront organisées incessamment au tribunal de première instance de Saint Marc ainsi que des séances de sensibilisation et de motivation supportées par des organisations de défense des droits des femmes pour diminuer ou éradiquer ce phénomène.

En dépit des efforts consentis pour éradiquer les actes de viol commis sur les femmes notamment les mineures, qui sont les plus vulnérables par rapport à un manque d’accompagnement des certains parents, de la crise économique que traverse le pays, le ministère à la Condition féminine et aux Droits de la femme, via la direction départementale de l’Artibonite du bien-être social, doit accompagner les organisations de la défense des droits de la femme qui travaillent avec peu de moyens.

Nixon Deneus




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