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Jovenel Moïse souffre de troubles mentaux, selon l’opposition

Jovenel Moïse souffre de troubles mentaux, selon l’opposition



L'opposition politique invite la population à faire fi de ce que dit le chef de l'État. Ce dernier souffrirait de troubles mentaux, et par conséquent s'obstine à garder le pays dans le chaos, arguent les opposants au pouvoir. Ils appellent par ailleurs, les militants à intensifier la mobilisation pour forcer le locataire du Palais national à démissionner le plus vite que possible.


« Jovenel Moise est sourd à la revendication populaire. Tout ce qui compte pour lui c'est la consolidation du pouvoir. Un désir clairement énoncé en conférence de presse, le mardi 15 octobre 2019 », martèle le sénateur des Nippes, Nenel Cassy, soutenant que Jovenel Moise n'est pas totalement lucide. Pour le parlementaire, la sortie du chef de l'État est une déclaration de guerre truffée d'incohérences. « C’est un fou au pouvoir. Jovenel Moise est un terroriste », explique-t-il, non sans colère.

À son avis, le locataire du Palais national est le principal obstacle à la reprise des activités dans le pays. Le numéro un de la nation, affirme l'élu de Fanmi Lavalas, à travers son message, expose le pays à une guerre civile. Nenel Cassy a conclu son intervention disant que M. Moise ne protège ni les vies ni les biens dans le pays, en sa qualité de garant de la bonne marche des institutions.

Youri Latortue, de son côté, qualifie de provocation le discours du chef de la diplomatie haïtienne. Selon l'élu de l'Artibonite, le dauphin de Michel Joseph Martelly est passé hors du sujet principal. Il n'a pas cité la vraie cause de la crise et tente de se protéger ainsi que ses corrompus, a précisé le chef de l'AAA. Aux dires du sénateur, l'ex-président de la Chambre de commerce du Nord-Ouest vient de rater, pour une énième fois, sa sortie publique. De l'avis du président de la Commission éthique et anticorruption du Sénat, Jovenel Moise a visé la mauvaise cible en basant son discours sur le système, qu’il devait combattre en accédant à la magistrature suprême.

De l'avis du député de la troisième circonscription de Port-au-Prince, Printemps Bélizaire, Jovenel Moise est un psychopathe qui ne comprend rien à la réalité haïtienne. « Perdant le contrôle de la situation, le président s'acharne sur le système dont il est le serviteur, déclare le député, reprochant à Jovenel Moise la tentative maligne de fourvoyer les gens sur une question de respect du mandat. En déroute, le chef de la nation doit comprendre que le mandat a, avant tout, un contenu et que le pays n'est plus dirigé.

Quant au MOPOD, il invite la population à intensifier la mobilisation. Car selon son coordonnateur, Jean André Victor, la ville de Port-au-Prince est assiégée depuis quelque temps. Et, cette situation, précise-t-il, prête le flanc à la famine dans le pays. Évaluant, le risque qu'encourt la nation, l'agronome invite la population à sortir en masse, le 17 octobre 2019, pour continuer d'exiger le départ du chef de l'État.

Il est bruit que des membres de la Commission présidentielle créée pour faciliter le dialogue avec l'opposition auraient abandonné le navire quelques heures après le discours du chef de l'État. Selon l'ex Premier ministre, Evans Paul, le discours du chef de l'État a handicapé le travail de la Commission. Selon le politique, le président a réduit les marges de manœuvre des commissaires qui étaient, jusqu'à date, engagés sur de bonnes voies. Malgré les conditions difficiles, les commissaires auraient déjà trouvé des canaux de dialogue entre les acteurs concernés. Selon l'ex-maire de la capitale, le président aurait du montrer plus de prudence dans sa prise de parole qui ne fait plus autorité. Aux dires du leader du KID, la Commission va se réunir avant de prendre position ouvertement. Par ailleurs, dit-il, le chef de la nation n'a pas pris le soin de souligner des sujets d'actualité dans son discours dont l'affaire Petrocaribe ainsi que les massacres de la Saline et de Carrefour-Feuille.

Daniel Sévère




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