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Clarens Renois demande aux acteurs de trouver rapidement un compromis

Clarens Renois demande aux acteurs de trouver rapidement un compromis



Pour une énième fois, le leader du parti UNIR, Clarens Renois, appelle les politiques à la sagesse en vue de pallier la crise qui s’envenime de jour en jour. Selon le leader, le refus systématique de concerter exprimé par les deux extrêmes occasionnera une nouvelle occupation étrangère du territoire. Fort de cela, l’ancien membre du G8 invite les antagonistes à placer en priorité l’intérêt de la nation en prouvant qu’ils sont suffisamment civilisés.


« La politique de la corde raide appliquée ces derniers jours par les deux extrêmes politiques amènera le pays tout droit vers une occupation étrangère », prévoit le leader du parti UNIR, Clarens Renois qui appelle à la sagesse les hommes politiques. Vu la tournure de la crise, l’ancien candidat à la présidence conclut que le refus systématique des deux camps de laisser de coter leurs intérêts mesquins et de venir à la table du dialogue ne sera pas profitable au pays, sinon occasionnera une intervention étrangère en Haiti.

Trois faits selon l’ancien journaliste révèlent que l’occupation étrangère frappe à nos portes. Il s’agit, précise-t-il, de cette présence confirmée par le président de la République d’une mission internationale pour évaluer la sécurité. Il évoque aussi la sollicitation du chef de l’État de la part de l’internationale l’envoi de l’aide alimentaire et logistique au pays. Le pire des évidences, c’est l’indifférence de l’opposition radicale. Est-ce cette image que vous voulez projeter au monde entier, témoignant une nation ravagée par une crise si aiguë au point même de ne pas pouvoir nourrir ses enfants ? se questionne-t-il avec dédain.

Clarens Renois fait le plaidoyer d’un dialogue interhaïtien, mais pas dans la même perspective du chef de l’état. Pour lui, le pays est tellement dévalisé, il devient absurde et irrationnel que des extrémistes politiques se versent dans une lutte au prix du sang pour réaliser l’alternance politique. À son avis, d’autres stratégies doivent être envisagées pour éviter à la population de compter des cadavres et des blessés. « Envisageons une autre façon de résoudre nos conflits politiques. À l’UNIR, nous ne croyons pas que l’affrontement peut constituer un dénouement à la situation. Et, fort de cela, nous nous engageons à faire les sacrifices nécessaires pour soulager la population », fait-il savoir.

« Voulant maintenir le pouvoir en foulant sous les pieds la misère populaire prouve que le président est un radical de l’extrême droite. Il se refuge dans son orgueil et son égoïsme dirigeant le pays comme étant sa propriété privée abandonnant du coup son peuple dans le désespoir », reproche le politique torpillant au passage l’opposition dite radicale intransigeante qui ne voit pas arriver la tempête. M. Renois croyant dur comme fer que le dialogue dans le contexte actuel est incontournable, invite ses paires à faire preuve de courage et de patriotisme.

Par ailleurs, M. Renois condamne le laxisme des deux côtés. D’une part le chef de l’État qui expose le pays à l’avilissement étranger et, d’autre part, une opposition démagogue qui n’écoute quelle seule. Pour le politique, il est temps que les acteurs politiques, même quand ils veulent le départ de Jovenel Moise, mutualisent leur position pour éviter que Haïti ne subisse cet affront une fois de plus.

Rappelons dans la foulée que l’opposition a complètement paralysé le pays, il y a six semaines déjà. Pourtant, elle n’arrive pas à dégager un consensus autour de sa vision politique pour évincer Jovenel Moise du pouvoir et pour assurer le vide qu’aura occasionné son départ. À ce sujet plusieurs commissions sont à l’œuvre montrant plus claire que cette opposition dite unifiée traverse une période de dé chiquement sans précédent. Si au niveau de la passerelle et de la Commission de transition pour la passation du pouvoir, il parait qu’ils ne divergent pas sur la modalité de choisir les deux prochaines têtes de l’Exécutif pour assurer la transition, un groupe baptisé : « mache kontre », constitué de Fanmi lavalas et Opl, le parti Verite entre autres, se démarque radicalement de l’idée de se tourner vers la Cour de cassation pour choisir le nouveau président. À cet effet, il impose sa formalité, estime-t-il, plus adéquate à la conjoncture.

Daniel Sévère




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