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Cap-Haitien : des responsables politiques préoccupés par la crise

Cap-Haitien : des responsables politiques préoccupés par la crise



Des acteurs politiques dans la deuxième ville du pays affirment être préoccupés par la détérioration du climat politique qui risque de déboucher sur une guerre civile pouvant conduire à une nouvelle occupation militaire de la première République nègre indépendante du monde.


« Nous sommes à un tournant on ne peut plus difficile dans le pays, le refus du président de la République de démissionner, comme exigent les différentes strates de la société ainsi que son entêtement à garder le fauteuil présidentiel risquent de faire revivre aux Haïtiens les événements qui précèdent l’occupation américaine de 1915 », prévient Jean Rony Calixte, l’ancien coordonnateur départemental Nord du Grand rassemblement pour l’évolution d’Haïti (GREH), lors d’un entretien avec le National le dimanche 20 octobre 2019.

Selon le leader politique, le président de la République a perdu toute sa capacité à gouverner le pays, la seule issue à cette crise chronique réside dans sa démission à la tête de du pays: « On aura plus de morts lors des mouvements populaires, puisque Jovenel Moïse, dans sa boulimie du pouvoir, fait fi de la demande de toutes les couches confondues du pays qui réclament sa démission à la magistrature suprême de l’État », a alerté M. Calixte qui encourage la poursuite des mobilisations afin de contraindre le président à la démission.

« Environ six mois sans un gouvernement légitime, avec un budget reconduit qui ne tient pas compte des véritables desiderata de la population, avec une inflation qui atteint la barre de 20 %, deux Premiers ministres à la solde de la République, c’est un imbroglio politico-économique sans précédent qui traduit l’incapacité du président de la République de mener à bien la barque de la nation caractérisée par la privation totale des biens et services de base » selon le constat de l’homme politique.

S’il fustige le dauphin de l’ex-président Michel Martelly de n’avoir pas tenu le gouvernail du pays, l’ancien l’administrateur de la cour d’appel, exilé aux États-Unis après avoir été attaqué par des individus armés le 25 mai 2018, s’insurge contre l’opposition politique qui estime-t-il, ne se montre pas apte à prendre les rênes de la République après le départ de Jovenel Moise. « Trop de tâtonnements au niveau de la classe politique, des acteurs différents font des propositions similaires, mais refusent de mettre ensemble pour une solution proportionnelle à la crise actuelle. Chacun a sa proposition de sortie de crise », a-t-il critiqué.

Selon lui, dans sa dernière sortie dans la presse la semaine écoulée, le chef de l’État haïtien a fait aveu d’impuissance politique. Il incombe à l’élite politique de trouver une vraie formule pour le remplacer.

Parallèlement, M. Calixte se montre préoccupé par les mauvaises conditions socioéconomiques de la population haïtienne qui oscille à bord d’une crise humanitaire due aux mouvements de protestations en faveur la démission du chef de l’État.

Pour lui, l’aide humanitaire sollicitée par le gouvernement démissionnaire n’est pas suffisante pour éviter cet éclatement social auquel le pays est exposé.

Hervé Délima




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