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La crise vient d’accoucher d’une nouvelle structure au sein de l’opposition

La crise vient d’accoucher d’une nouvelle structure au sein de l’opposition



« Bloc démocratique pour le redressement national » est le nom d’une nouvelle structure venant à peine de voir le jour. Il est constitué de plusieurs structures politiques et organisations sociales de la République. En vue de la résolution de la crise, elle fait plusieurs propositions, dont un gouvernement sans Premier ministre.


Ils sont nombreux les partis politiques et organisations sociales à constituer cette nouvelle structure. Unir Haïti, Rassemblement démocrate pour le progrès d’Haïti (RSD), Force louverturienne réformiste sont entre autres les partis qui composent cette nouvelle structure. Parmi les objectifs fixés par ce bloc nouvellement constitué, la participation au combat populaire pour l’éjection du pouvoir en place se taille une place de choix.

Le Bloc démocratique pour le redressement national est favorable à une proposition unitaire issue d’un dialogue entre tous les acteurs. Cependant, il a fait pas mal de propositions en vue de la résolution de la crise actuelle. Pour les leaders de ce bloc, il y a urgence d’engager des négociations avec toutes les forces nationales et internationales afin de parvenir à une résolution urgente et pacifique à la crise. Il propose d’entamer au plus vite des pourparlers entre les partis politiques, le secteur des affaires, le secteur religieux et l’ensemble des organisations sociales du pays en combinant, dit Victor Benoit, deux stratégies, à savoir : la mobilisation populaire et la négociation. Le bloc préconise aussi le choix d’un juge de la Cour de cassation comme président provisoire et la désignation de plusieurs personnalités devant constituer un conseil d’État avec pour mission de contrôler les actions de l’Exécutif.

Une chose intéressante à signaler parmi les propositions c’est la formation d’un gouvernement d’exception avec un cabinet restreint sans Premier ministre. Le président s’engagera selon l’esprit de la proposition à utiliser les compétences proposées par les partis politiques et les organisations sociales. Il doit en outre travailler au respect de l’équité entre les genres. Outre cela, une feuille de route orientera les actions de la nouvelle équipe, à travers laquelle, le gouvernement prendra l’engagement d’initier le procès pétrocaribe, poursuivre les enquêtes concernant les violations de droits humains dans le pays y compris les massacres dénoncés et les crimes de droit commun. Le gouvernement sera aussi contraint de revisiter les contrats liant l’État avec les tiers, prendre les mesures de baisser le cout de la vie, respecter les traités et conventions signés par l’État, combattre l’insécurité sous toutes ses formes, renvoyer la cinquantième législature, mettre en veilleuse la Constitution amendée de 1987, hormis la partie traitant de la liberté des citoyens. Le gouvernement prendra les mesures aussi de réaliser la conférence nationale souveraine en vue de définir la nouvelle République.

« Nous demandons à tous les acteurs d’envoyer le signal que nous pouvons trouver une solution haïtienne à la conjoncture. Il faut nous montrer capables de dialoguer. Trouvons-la afin de sortir le document commun devant favoriser la transition », exhorte de son côté Emmanuel Ménard tout en arguant que cette démarche ne dépasse pas la capacité de la nation ayant marqué l’histoire par sa bravoure. L’homme politique prêche le dépassement de soi en invitant les acteurs à mettre de côté leurs intérêts mesquins. Pour lui, en dehors des divergences politiques, tous, indistinctement, comprennent que l’intérêt commun est un pays caractérisé par la misère, le chômage, la pauvreté, la mauvaise gouvernance, la corruption entre autres. « Dépassons nos idéologies pour voir l’intérêt commun et proposer une solution unitaire de sortie de crise. Pour cela, faut-il bien que l’on initie le dialogue », sollicite-t-il saluant la détermination de la population.

Pour M. Menard, les hommes politiques n’ont pas intérêt à rester les bras croisés, car la population endosse déjà sa responsabilité. De son avis, les leaders politiques ont à prouver qu’Haïti détient encore des gens valables. « L’agenda de la transition doit sortir d’un dialogue national », fait savoir M. Menard. Plus loin, le politique fait le plaidoyer d’une politique de justice sociale. « Un programme de 25 ans, à travers la signature d’un pacte de gouvernabilité est nécessaire », fait-il remarquer, avant de conclure que le système aussi flou qu’il est dans la tête de plus d’un réside en particulier dans notre façon de gouverner.

Daniel Sévère




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