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De la nécessité d’un dialogue entre les partis de l’opposition

De la nécessité d’un dialogue entre les partis de l’opposition



La réalité politique en Haïti ces derniers temps donne l’impression qu’il y a une division consommée au sein des divers partis et regroupements politiques de l’opposition qui, pourtant, s’entendent tous, sur le départ de Jovenel Moise. Par contre, en raison du fait que les secteurs de l’opposition n’arrivent pas à parler une seule parole, la nation tout entière risque de perdre cette bataille.


Ce n’est pas un secret, les oppositions du pouvoir en place ont toujours consommé leur mésentente, que ce soit sur le plan idéologique ou encore sur la façon de lutter contre le régime PHTK qui s’identifie uniquement par la corruption. Cependant, le problème aujourd’hui ne réside pas dans le fait que des leaders de l’opposition ne partagent pas les mêmes points de vue. Cette divergence ressemble plutôt à une volonté de ne pas arriver au point espéré, soit le renversement de Jovenel ainsi que le système qu’ils prétendent combattre.

Le secteur démocratique ainsi que ses alliés de l’Alternative consensuelle pour la refondation de l’État a fait l’erreur de croire que tout ce qui décide dans le cadre de la bataille contre le pouvoir en place doit passer uniquement par eux. Pensant qu’ils bénéficient du rapport de force, ils n’éprouvent aucune nécessité de discuter avec les autres partis de l’opposition, dont la plateforme Pitit Dessalines, la Fusion des sociodémocrates haïtiens, l’OPL, l’UNIR, et autres, dans le cadre de l’adoption d’une décision politique.

Depuis la publication du rapport de la Commission de passation du pouvoir installé récemment par les groupes politiques signataires de l’Alternative consensuelle pour la refondation de la Nation, on assiste à une mésentente déclarée entre les différents secteurs de l’opposition qui n’arrivent pas à s’entendre sur les choix effectués par la commission. Au mois, trois noms ont été soumis à l’alternative par la commission, mais ces trois noms ne font pas l’unanimité. Et de fait, ces choix ont provoqué des grognes au sein de l’opposition.

En moins de 24 heures, plusieurs partis politiques affichent clairement leur désaccord avec les autres structures signataires de l’Alternative consensuelle. Et au lieu de chercher à résoudre leurs différends, ces partis ont préféré de créer leur propre plateforme en vue de se renforcer. Pour l’instant, les choses se compliquent au sein de l’opposition qui affiche clairement sa divergence au profit d’un pouvoir qui cherche à profiter du strict minimum de désaccord au sein de ses adversaires politiques.

Il est un fait certain qu’il peut toujours y avoir de divergences dans le cadre d’une bataille politique, mais ce que le secteur de l’opposition est en train d’afficher ces derniers jours, ne fait que davantage l’affaiblir face au pouvoir en place qui n’envisage que de garder le pouvoir. À présent, on a d’un côté la société civile réunie autour de « Passerelle » qui a sa propre proposition et l’Alternative consensuelle, Mache kontre, Pitit Dessalines, petrochallengers qui ont d’un autre côté, les leurs. Et comme si cela ne suffisait pas, Victor Benoit et Clarens Renois ont trouvé une entente pour former un nouveau bloc dénommé « Bloc démocratique pour le redressement national ».

Cette réalité donne l’impression que les différents partis de l’opposition n’ont pas seulement refusé de dialoguer avec Jovenel Moise, même entre eux, ils refusent de chercher un minimum consensus. Dans un contexte aussi délicat, il serait de préférence intéressant pour les différents leaders de l’opposition de chercher à dégager une vision commune, pouvant aider réellement le pays à sortir de cette impasse difficile, au lieu de faire cavalier seul. L’heure n’est pas à la division. C’est définitivement l’heure du dépassement. Le leader de Pitit Dessalines, Moise Jean-Charles, a promis de travailler de façon à unifier le secteur. Espérons que ce sera au profit du peuple haïtien qui ne demande qu’à vivre comme des êtres humains enfin.

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