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Trêve, ou la fin de la lutte contre le pouvoir en place ?

Trêve, ou la fin de la lutte contre le pouvoir en place ?



Depuis lundi dernier, la vie essaie de reprendre timidement son cours en Haïti, plus particulièrement, au niveau de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Ce n’est certainement pas une trop grande affluence de gens et de voitures, mais la rue n’est plus vide, alors que les leaders du secteur démocratique et populaire avaient prédit plus de rigidité dans la bataille pour cette semaine. Dans ce cas, pourrait-on parler d’une trêve ou encore assisterait-on à une fin de la lutte contre le pouvoir en place ?


La réalité sur le terrain durant cette semaine donne l’impression que la population ne supporte plus cette tactique consistant à fermer totalement le pays. Et ce n’est pas une question de choix. La précarité des familles haïtiennes fait que la population refuse d’entrer dans cette logique, d’autant plus qu’en face de l’opposition, il y a un président qui refuse de lâcher prise, malgré la confirmation de son incapacité à diriger le pays. Donc, par manque de certitude par rapport à une fin probable de cette lutte, dans un contexte où les leaders de l’opposition sont en train d’offrir un spectacle pour le moins dégoutant, les citoyens semblent avoir refusé de jouer le jeu.

La stratégie pays lock est utilisée par l’opposition pour essayer de chasser Jovenel Moise au pouvoir. 6 et 7 juillet 2018 ont été des journées très mouvementées. Ce mouvement a même occasionné la révocation du gouvernement de Jack Guy Lafontant. Depuis lors, cette pratique a tendance à perdurer dans la réalité politique en Haïti. De juillet 2018 à date, jamais deux ou trois mois d’activités en plein sans au moins, une semaine de « peyi lock ». Pourtant, l’opposition n’a jamais abouti au résultat escompté. Mais ce qui est toujours certain c’est que la classe défavorisée du pays en paie les frais.

Deux ans et neuf mois depuis que les leaders de l’opposition tentent de chasser Jovenel Moise au pouvoir, avec cette méthode de pays lock qui a des répercussions directes sur l’économie du pays et sur la classe défavorisée. Cette stratégie a toujours été critiquée par les membres de la population qui ont, eux aussi, envie de voir le pays se libérer de l’équipe PHTK. En dépit des méfaits de la stratégie « pays lock », le peuple avait décidé de faire un dernier sacrifice pour ces deux derniers mois, dans l’espoir d’arriver enfin about de Jovenel Moise ainsi que le système en place. Ce qui n’est pas le cas jusqu’à date.

Plus de deux semaines de mouvements intenses, toujours pas de résultat. Le pire : ce sont encore des leaders de l’opposition qui prétendent combattre Jovenel Moise qui veulent offrir une porte de sortie. Les structures politiques de l’opposition affichent depuis le début de la semaine une divergence qui n’est pas sans conséquence sur la lutte contre le régime PHTK. Et depuis cet éclatement, des membres de la population commencent à se désolidariser de l’opposition. Dans l’opinion publique, certains analystes commencent même à prédire l’échec des prochains mouvements de protestations.

Dans les différentes sorties médiatiques au cours de la semaine, certains leaders de l’opposition, dont Moise Jean-Charles, Edmonde Supplice Beauzile, et les instigateurs du nouveau bloc démocratique, à savoir Victor Benoit et Clarens Renois, ont parlé comme s’il y a une trêve qui a été prise dans le mouvement. Mais entre les lignes, ils affirment que les mouvements de protestations ne sont pas encore à leur terme. Le rendez-vous est par contre fixé au 18 novembre prochain comme dernière ligne droite dans la bataille pour renverser l’équipe du PHTK. Compte tenu des divergences, auront-ils cette fois la confiance de la population ?

Evens REGIS




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