S'identifier Contact Avis
 
29° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

De Martissant et à Bel-Air, l’insécurité gagne du terrain

De Martissant et à Bel-Air, l’insécurité gagne du terrain



Les actes de violence liés à la mobilisation populaire affectent le climat sécuritaire du pays qui tend à dégrader de plus en plus au cours de ces derniers jours. Les groupes armés des quartiers populeux reprennent le service. Des affrontements sanglants sont en cours dans ces zones urbaines de forte concentration.


La situation sécuritaire du pays devient de plus en plus alarmante durant ces derniers jours. Outre la stratégie « pays lock » qui fragilise davantage le climat de sécurité du pays, les affrontements entre les groupes armés qui recommencent pour la plus belle après une longue période de répit dans certains quartiers, d’autres phénomènes comme l’affrontement des groupes armés viennent compliquer la vie quotidienne des résidents. Les derniers épisodes d’affrontement entre les groupes armés au bas de Delmas, Bel-Air, Sans-fil et environ ont exposé au risque plusieurs dizaines de famille civiles qui n’ont rien à voir aux bandits en conflit.

La journée du 6 novembre ainsi que la nuit du 6 au 7 novembre 2019 ont été un cauchemar pour les habitants de Delmas 4 à Delmas 10, la rue Saint-Martin, Sans-fil, Bel-Air et aux environs. Des groupes armés de ces zones s’affrontent au milieu d’une population civile pour régler leurs différends. Ce sont des tirs nourris qui font penser à des armes de grands calibres que même la Police nationale ne possède pas qui sont en possession de ces individus, soulignent des riverains de la place. Rendant impossible la circulation dans la route publique de Delmas 18 à portail Léogâne, les groupes armés installent la peur dans ces quartiers en paix, il y a plus de deux années. De nombreux individus sont déjà victimes de ces échauffourées qui risquent de prolonger.

Au champ de Mars, la Police nationale perd le contrôle de cette grande place publique qui représente une fierté nationale. Entouré du commissariat de Port-au-Prince et de la direction départementale de l’Ouest, le Champ de Mars est occupé par des militants politiques qui décident de tout dans cette place. Dans la matinée du 7 novembre, alors qu’un minibus assurant le trajet Pétion-Ville/Portail traversait la place pour aller dans la station comme d’habitude, des individus se réclamant de la mobilisation populaire ont mis le feu sur le véhicule avec les gens qui se trouvaient à bord. Plusieurs personnes ont été brulées et transférées dans un centre hospitalier en urgence.

Récupération de la mobilisation par des groupes armés

La méthode utilisée par les policiers et l’équipe manœuvrant les engins lourds pour le déblaye des rues fragilise la sécurité dans ces quartiers populeux. L’intervention brutale des forces de l’ordre face à ce problème politique a incité les jeunes militants à se préparer pour contrecarrer les autorités policières. Et, la passivité des policiers est suspecte. À Carrefour Marassa, la PNH a failli tomber dans les pièges des militants qui ont barricadé la voie publique. Considérant la PNH comme un instrument au service du pouvoir, les militants n’ont pas voulu obtempérer aux interventions des agents sur place.

Dans plusieurs quartiers populeux, la tendance est divisée en deux. Affirmant être le représentant du pouvoir ou de l’opposition, les groupes armés se livrent dans une lutte pour enlever ou maintenir les barricades dans les rues. Ces deux groupes n’expriment aucune crainte face aux interventions des forces de l’ordre légalement constituées. Ils sont prêts à tout, même à causer la mort de leurs voisins ou voisines, pour forcer le rival à se soumettre à leur volonté. Toutefois, ils affirment que la lutte qu’ils mènent vise le bonheur de leur communauté.

S’il est vrai que des quartiers populeux de la zone métropolitaine n’ont pas été totalement prêts avant le début des mobilisations populaires, cependant les derniers mouvements, notamment le pays lock, ont créé une effervescence au sein de ces zones. Même si Martissant, le fief de l’insécurité dans le pays, prend une pause cette semaine, au niveau des quartiers populeux aux environs de la zone métropolitaine, la situation sécuritaire se déstabilise de jour en jour. Les groupes armés refont surface dans certains endroits qui ont eu un calme depuis des années. La Police nationale n’a pas le contrôle des zones dites pacifiques voire les quartiers réputés pour des actes de banditisme. En revanche, dans l’ombre de ce qui se voit, la lutte se corse même dans l’illégalité entre le pouvoir et l’opposition.

Woovins St Phard




Articles connexes


Afficher plus [6073]