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Table de concertation : l’Alternative consensuelle lance une mise en garde

Table de concertation : l’Alternative consensuelle lance une mise en garde



L’Alternative consensuelle pour la refondation de l’État n’a aucune objection à prendre part à la table de concertation de la Passerelle prévue pour ce vendredi 8 novembre 2019. Cependant, elle reste vigilante, profitant pour lancer une mise en garde aux organisateurs et d’autres acteurs qui ont à l’idée de bâcler la bataille populaire. Selon ses représentants, il est temps que finissent les dilatoires. Les négociateurs ont intérêt à trouver un consensus avant midi le samedi 9 novembre avant la grande mobilisation programmée pour le lendemain.


Une rencontre historique est prévue pour ce vendredi 8 novembre 2019 entre tous les acteurs constituant l’opposition politique. Son objectif, c’est de trouver un consensus autour de la transition politique pour remplacer le président en place, Jovenel Moise. Les négociateurs nourrissent l’idée de sortir avec un document sur lequel tous les acteurs doivent se mettre d’accord. Dans cette réunion dont la durée n’est pas définie, toutes les propositions de sortie de crise seront mises sur la table. Signataires de l’Alternative consensuelle pour la refondation de l’État, les politiques prennent déjà leur distance à cette rencontre. Selon ses représentants, ils n’ont aucune objection à y prendre part, cependant, ils accordent aux négociateurs un délai n’excédant pas midi le samedi 9 novembre pour trouver une solution.

À les entendre parler, la rencontre risque de ne pas atteindre son objectif. Selon les autres participants dont Mache kontre, Lavalas, entre autres, et les initiateurs, la séance ne sera pas levée, pas avant qu’un consensus soit trouvé. Lors de la conférence de presse de l’Alternative consensuelle, le 7 novembre 2019, les signataires sont claires : la lutte de la nation n’est pas négociable. « Dialogue oui, négociation oui, mais la bataille populaire doit aboutir. Nous sommes contre les pratiques dilatoires. Il est temps que finisse la négociation. Il est l’heure qu’on mette un terme aux dilatoires politiques », mettant en garde tour à tour les sénateurs Nenel Cassy et Sorel Jacinthe. Ils appellent, dans la foulée, tous les acteurs à rejoindre la population sur le macadam le dimanche 10 novembre prochain. « La bourgeoisie ne se manifeste pas encore, les commerçants non plus. Vous êtes attendus dans la lutte du peuple », invite le sénateur de la Grand-Anse.

De son côté, le porte-parole du secteur démocratique et populaire, André Michel, est clair. Pour lui, deux choses ne sont pas négociables : la récupération de la lutte populaire par les gardiens du système et la cohabitation politique avec Jovenel Moise. À la table de concertation, l’Alternative sera présente, mais fera preuve de vigilance, lâche l’avocat. « Nous n’allons pas refaire les erreurs de 2004. Nous ne sommes pas dans des négociations dilatoires. Nous sommes pour la réconciliation nationale, mais, cette fois, la population doit être incluse. La transition doit être faite avec toutes les catégories indistinctement. Nous n’avons pas un problème personnel avec Jovenel Moise. Étant donné qu’il est le représentant du système dont nous cherchons à éradiquer, il doit être le premier à être évincé », a soutenu l’ancien candidat au Sénat avant de défendre la liberté d’expression, estime-t-il, qui est en danger.

Daniel Sévère




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