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Gonaïves : la Mairie interdit la mise en service d’une aérogare

Gonaïves : la Mairie interdit la mise en service d’une aérogare



La ligne de transport aérien, Gonaïves-Port au Prince, établie depuis environ deux semaines par le responsable de la mission Eben-Ezer à Gonaïves, pasteur Michel Morisset, pour contourner les barrages routiers sur la Nationale numéro 1, fait beaucoup parler dans la commune. Une situation qui s'est rapidement transformée en conflit quand le maire de la ville, dans une circulaire datée du 21 novembre 2019, a convoqué le responsable de la compagnie pour qu’il apporte à la Mairie les documents lui autorisant à effectuer ce trajet suivant les normes établies. Une initiative vertement critiquée par l'intéressé qui voit dans la démarche une forme de persécution et d'excès de pouvoir.

Alors que le maire de la ville fait injonction à pasteur Morisset d'acheminer à la Mairie des documents tels que : 1- une autorisation d'utilisation de l'espace d'atterrissage, 2- un permis délivré à la ligne aérienne l'autorisant à toucher le sol de la commune et 3- une autorisation d'inauguration du trafic aérien délivrée par la Mairie des Gonaïves. À titre de vérification, en vertu des articles 66 de la Constitution amendée de 1987 et du 1er février 2006 et l'article 25.3 du décret du 12 octobre 2005, le directeur départemental des travaux publics entame des travaux d'élargissement de la piste située à Savane de l'espoir, anciennement dénommée Savane désolée.

Dans une intervention à l'émission Kafou verite, M. Latortue a justifié les exigences de la Mairie qui, selon lui, correspondent à une démarche administrative et non politique, comme malheureusement certains tentent de faire le passer à l'opinion publique. « Le pays est pour l'instant dans une situation fragile, quand on voit trafic d’avion cela fait penser à beaucoup de problèmes, la drogue par exemple. En tant qu'autorité, on a dû intervenir, mais je vois que beaucoup de gens s'étonnent de la décision de la Mairie. Je tiens à pour dire aux gens que nous sommes là pour encourager les personnes qui veulent surtout investir dans la ville des Gonaïves. J'ai moi-même pris beaucoup d'initiative à cet effet avec le président pour la question d'aéroport et d’aérogare, nous avions déjà mis l'espace à la disposition à Morne blanc. Nous ne sommes pas là pour faire fuir les investisseurs, mais de préférence les accompagner. Je n'ai pas d'intérêt personnel à en tirer dans la démarche. Mais on doit savoir que si jamais un accident arrive, on doit savoir qui était dans l'avion et dans quelle condition les voyages s'organisent. Nous avons écrit au pasteur pour lui informer des recommandations prévues par la loi en pareille circonstance. Agissant de la sorte, nous protégeons aussi le pasteur et sa compagnie », a-t-il informé.

De surcroit, il critique une catégorie de personnes qui selon lui profite de la situation pour ramener cette démarche sur un terrain politique. Il croit qu'il est du devoir de la mairie de veiller que tout se passe correctement dans la commune, notamment en matière de transport, pour ne pas chercher d'excuse après. Il a aussi critiqué l'attitude du responsable du MTPTC : « MTPTC agit comme s'il n'a pas besoin de la Mairie. Il agit comme bon lui semble. Étant donné que nous sommes dans une situation spéciale, je ne veux pas créer de nouvelles crises ; c'est pourquoi je lance un appel pour un partenariat Mairie-TPTC, mais, malheureusement, le directeur ne comprend pas cela. Quand la Mairie a besoin de matériels, elle n’en trouve pas. Tandis qu’il y a des travaux qui se déroulent ici. Je refuse de rentrer dans cette lutte, mais TPTC doit comprendre ses limites », a-t-il poursuivi.

De son côté, le directeur départemental de MTPTC, qui pense que la ville avait besoin de ce service, a démarré des travaux d'agrandissement de la piste et a construit un espace pour permettre aux passagers d'attendre leurs vols. Comme on pouvait le constater, cela fait longtemps que la population avait des difficultés à voyager vers la capitale. « Comme notre nom l'indique, nous sommes travaux publics transports et communications ; nous sommes là pour améliorer cette piste qui est l'unique recours de la popote pour vaquer à leurs occupations. Nous avons commencé aujourd'hui et la prochaine fois nous allons l'imprégner et ensuite l'asphalter ».

Sur la décision de la Mairie, il répond de la manière que voici : « ce dont nous avions besoin, c'était l'autorisation de l'AAN. Il y a une autorisation de l'AAN qui permet l'ouverture de la piste. Aujourd'hui, nous ne savons pas sur quelle base la Mairie a pris sa décision. Elle a demandé au responsable d'aller à la Mairie mais elle était fermée quand le responsable était arrivé. S'il y a un autre job que la Mairie souhaite faire, je ne sais pas ce qu'elle va faire après. Mais là, nous allons aménager un bâtiment, nettoyer et agrandir la piste à 1200 m afin de permettre aux avions de se d’atterrir et de décoller normalement. Maintenant toutes les activités reprennent, dans cinq jours nous allons terminer les travaux. D'ici là je vous donne la garantie qu'elle va respecter toutes les normes recommandées », a-t-il conclu.

Dans une note d'information relayée par Jodherson Cadet de l'émission enfo96, le président de la mission Eben-Ezer, Michel Morissette, responsable de la ligne de transport aérien a critiqué le maire de la ville qui a interdit l'atterrissement des avions à l'aéroport Hugues Saint-Pierre qui se trouve dans l'entrée sud de la ville. Une décision qu'il juge excessive de la part de l'édile de la ville puisqu'il a l'autorisation de l'État haïtien d'exploiter cet espace (propriété de la mission) depuis plus de vingt ans, soit en 1997.

Notons qu’aucun dispositif de sécurité n'est pris en compte, sinon qu’un superviseur nommé par l'AAA depuis 2012 qui contrôle pour l'instant la situation.

Lesly Succès




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