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Crise haïtienne : ce calme apparent qui cache la face du pays lock

Crise haïtienne : ce calme apparent qui cache la face du pays lock



Après plus de deux mois de dysfonctionnement, le transport, l’administration publique et le commerce sont en train de reprendre du service. Cependant, la situation reste confuse. L’incertitude, installée dans les esprits, n’est pas totalement dissipée.


Malgré la reprise de la plupart des activités depuis le début du mois de novembre, la crise sociopolitique et économique qui frappe le pays semble être encore d’actualité. Hormis le secteur éducatif qui n’arrive toujours pas à ouvrir les portes de ses écoles, le commerce, le transport en commun et l’administration publique fonctionnent bon gré mal gré. La reprise est constatée à travers le pays après la longue période de paralysie totale dans plusieurs villes, notamment au niveau de la capitale haïtienne. Toutefois, au-delà de ce calme, un ensemble de réalités entrave encore le fonctionnement normal.

S’il est vrai que les barricades du pays lock sont enlevées pour la plupart, certaines voies importantes du pays restent cependant sous le contrôle exclusif des groupes armés. Les véhicules privés ou publics sont contraints d’éviter certaines zones à cause des menaces et des violences dont ils risquent de subir. Dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, certaines artères très fréquentées comme la route de Delmas 18 passant par Sans-Fil pour aller à Portail-Léogâne sont obstruées par des barricades. Même les motocyclettes n’arrivent pas à pénétrer dans cette agglomération située à moins de 50 mètres de la base de BOID, placée à Fort-National.

D’un autre côté, les principales routes nationales sont prises en otage par des groupes armés qui décident de leur bonne volonté de laisser ou pas la libre circulation. Se déguisant en protestataires, ces individus armés profitent de la situation de pays lock pour bloquer les routes, confisquer des véhicules et rançonner les usagers de la route. Les routes nationales numéro 1 et 2 restent un casse-tête pour les membres de la population qui utilise les voies terrestres. De nombreux citoyens sont déjà victimes de cette situation tendue qui règne sur les routes nationales.

Dans le secteur commercial, l’approvisionnement en marchandises est toujours difficile. En dépit de la levée des barricades de la population par les forces de l’ordre, les groupes armés dressent des embûches auxquelles les commerçants doivent passer en contrepartie d’une rémunération. Dans certaines zones traversées par les routes nationales numéro 1 et 2, les groupes armés ont pillé des camions de marchandise. En outre, il y a les prix des produits de première nécessité qui ne cessent de grimper.

D’une manière générale, le pays est encore dans l’incertitude. Les citoyens se sur le qui-vive malgré les dispositions prises par la Police nationale. Au moindre vacarme, chacun cherche à s’abriter ou à s’enfuir pour se protéger.

Woovins St Phard




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