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Gonaïves : nouvelle trêve de l’opposition

Gonaïves : nouvelle trêve de l’opposition



L’opposition radicale de la ville des Gonaïves, dans une note d’information relayée sur les réseaux sociaux, a annoncé mardi dernier l’octroie d’une trêve de cinq jours à la population qui doit, en quelque sorte, en profiter pour s’organiser avant la reprise plus musclée des mobilisations prévues pour le 2 décembre prochain. Une trêve qui ne cache pas véritablement la pression qui pèse sur la ville depuis le début des mouvements de revendications dans la cité de l’Indépendance. Bien que certaines activités ont pu fonctionner normalement pendant les deux premières journées.


L’opposition radicale dans la cité de l’Indépendance et l’ensemble des organisations sociales et politiques de la Table de concertation ont accordé une longue trêve de cinq jours pour permettre à la population de se ravitailler en attendant la suite accélérée du mouvement pour le début du mois de décembre. Une trêve conditionnelle si l’on peut dire. Car, lors d’une interview au micro de Frantz Renel Lebrun à l’émission Kafou verite, le porte-parole communal de parti Ayiti An Aksyon Fritz Désir qui confirmait la note d’information a invité tous les secteurs à profiter de ce temps de pauses pour s’organiser. Pour lui, la lutte qu’elle mène est une lutte au profit du peuple haïtien c’est la raison pour laquelle, l’opposition ne va pas abandonner le combat. Cette trêve de cinq jours va être respectée. Toutefois, il n’écarte pas la possibilité d’un mouvement spontané pendant la période de trêve qui ouvrira la voie sur la grande mobilisation du 5 décembre.

Ce jeudi aux environs de 12 h, la ville a connu une situation de panique à cause d’un début d’affrontements entre groupes armés de Deschaos et de Raboteau. Un affrontement qui a fait au moins deux blessés, dont un jeune homme, blessé au bras, près de l’avenir Léon Legros à Trou Sable. Le quartier de Deschaos, où des hommes lourdement armés ont été remarqués, a été déserté ainsi qu’une partie du Centre-ville pendant la journée.

Autre fait à signaler est la présence de l’ancien député Anel Belizaire dans la ville. De passage à Raboteau il a déclaré : « je fais un choix, je pars à la rencontre de tous les combattants dans la République. Aujourd’hui je viens demander au guerrier (Cubain), et aux ancêtres de m’aider et de partager à tous les guerriers la force qu’avait Cubain. Messieurs, cette lutte n’est pas un jeu. Beaucoup d’entre vous peuvent ne pas comprendre, c’est une bataille contre un système. Si le système change, on aura l’éducation, la santé et le bien-être. Je n’ai pas de relation et vous ne retrouverez pas Anel Bélizaire dans les rencontres dans les grands hôtels. Je suis aujourd’hui à Raboteau, demain je serai à Saint-Marc et après demain je serai à Mirebalais et dans d’autres villes pour accompagner les gens qui donnent leur sang pour la lutte du peuple. Je connais votre détermination et votre conviction c’est pourquoi je suis là devant la tombe de Cubain et je veux dire à tout ce qui n’est pas prêt pour la lutte de ne pas rester à côté des combattants. Car, dans la lutte du peuple, je crois qu’on doit être prêt à mourir et à aller en prison. Au nom des ancêtres, je crois qu’ils nous accompagnent comme ils l’ont fait avec Cubain, j’ai la garantie qu’on obtiendra le départ de Jovenel.

« Écoutez bien, le départ de Jovenel ne sera pas la fin du système, mais il nous ouvrira la porte pour combattre de plus près le système. Je suis à Raboteau pour rencontrer les Combattants des Gonaïves et je serai dans d’autres zones pour raffermir le combat. Au péril notre vie, la lutte ne va pas s’arrêter, je peux bien laisser ma vie dans le combat, mais je jure de ne pas laisser le peuple dans la situation à laquelle il fait face actuellement”. Dans une bonne ambiance, les habitants ont célébré la présence de l’ancien député qu’ils croient apporter une énergie supplémentaire dans les préparatifs pour la mobilisation du 5 décembre prochain.

Lesly SUCCÈS




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