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La FENAMH plaide pour un accord politique

La FENAMH plaide pour un accord politique



Depuis quelques mois, la crise politique qui sévit en Haïti a empiré. Le pays a connu des périodes de grands bouleversements depuis le début du mois de septembre. Le chef de l’État est réduit à sa plus simple expression. La population est en train de respirer ces dernières semaines, mais la rue est encore sous pression. Face à cette situation, la FENAMH préconise un accord politique pour sortir le pays de cette impasse.


FENAMH, cette structure qui regroupe l’ensemble des cartels des mairies du pays se montre préoccupée par cette situation d’incertitude que traverse le pays actuellement. À un moment où les portes des établissements scolaires et des universités sont restées fermées, et que le pays fait face à une récession économique, les maires du pays croient que c’est le moment plus que jamais de rechercher un accord politique. Ainsi, la majorité des maires haïtiens plaident pour un accord politique entre le chef de l’État, Jovenel Moïse et l’Opposition.

Certes, tous les maires du pays ne sont pas de cet avis, car beaucoup parmi eux sont en opposition avec le président de la République. Mais une bonne partie des cartels, par le biais du président de l’organisation, Jude Édouard Pierre, le maire de la commune de Carrefour, soutiennent que les maires ont constaté qu’aucun des protagonistes ne peut prétendre seul, trouver une solution à la crise. Par conséquent, ils doivent se mettre ensemble afin de rechercher un compromis qui sera profitable à la nation.

Le président de la Fédération nationale des maires haïtiens (FENAMH) a aussi fait remarquer qu’un groupe de 38 maires réclament la démission du chef de l’État comme solution à la crise. Comme pour expliquer que ce n’est pas une position unanime. Il explique que les positions politiques exprimées par ces Maires qui sont pour la démission du chef de l’État sont conformes à la configuration politique de leur commune. Ces villes sont en première ligne de la contestation et sont relativement sous le contrôle de l’opposition. Mais, majoritairement, dit-il, les maires du pays sont pour un accord politique entre le pouvoir et l’opposition.

Dans certaines communes, dont Croix-des-Bouquets, Arcahaie, Port-au-Prince, Gonaïves, et autres, la mobilisation contre le pouvoir en place a toujours connu beaucoup d’ampleur en raison du fait que les magistrats au niveau de ces communes sont des figures de l’opposition politique. Une position qu’ils assument envers et contre tous. Ces cartels de mairie, notamment, font partie de ceux qui ne souhaitent aucun accord avec le président Jovenel Moïse et qui réclament un départ immédiat du chef de l’État, dans l’idée de débloquer la situation.

Le maire de Carrefour a, par ailleurs, insisté sur l’obligation qu’ont les maires du pays d’œuvrer en faveur de la paix, la sérénité en vue de faire face à la crise humanitaire résultant des 9 semaines de paralysie des activités économiques, le phénomène « pays lock ». Le leader de la FENAMH a également plaidé pour un soulagement de la misère de la population. Ainsi, il exhorte le gouvernement à adopter des dispositions urgentes pour combattre la famine qui ravage une partie de la population haïtienne depuis quelque temps.

La question du déblocage des fonds communaux et d’autres fonds liés aux autres projets a toujours été un sujet de litige entre les maires du pays et le pouvoir central. En ce sens, Jude Édouard Pierre a profité de l’occasion pour presser le gouvernement à débloquer les fonds mobilisés pour le programme d’assainissement dans les 146 communes de la République. Il souligne que certains maires ont déjà réalisé les travaux d’assainissement prévus dans le cadre de l’accord avec le gouvernement, et qu’il est important de fournir cet argent aux autres communes pour continuer à travailler.

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