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L’opposition accuse l’exécutif d’alimenter l’insécurité dans le pays

L’opposition accuse l’exécutif d’alimenter l’insécurité dans le pays



D’après l’opposition politique, le chef de l’État haïtien, Jovenel Moïse serait responsable de la montée grandissante de l’insécurité en Haïti. À cet effet, les responsables de ce bloc politique tiennent le président pour responsable de la tragédie de Mariani, tout en qualifiant de politique l’arrestation de l’ex-député, Arnel Bélizaire.


L’opposition politique revient sur la question des gangs armés qui opèrent en toute quiétude dans le pays. Cette fois, elle dit détenir des preuves tangibles que le Palais national entretient de bons rapports avec les hommes armés des quartiers populeux de la capitale. Selon le sénateur de l’Artibonite, également président de la Commission éthique et anticorruption du Sénat, Youri Latortue, Jovenel Moïse, par le biais de certains hauts fonctionnaires de l’État alimente en armes et en minutions les civils armés des quartiers défavorisés aux fins de continuer à consolider l’insécurité dans le pays.

L’ex-président de l’Assemblée nationale veut mettre l’opinion publique au parfum de ces relations mafieuses du chef de l’État qu’il qualifie de gang. À cet effet, il soutient avoir déjà écrit au président de la Commission justice et sécurité du grand corps, Jean Renel Sénatus, pour lui demander de finaliser le rapport en raison du fait qu’il a les preuves qui fondent ses suspicions. Le chef du parti Ayiti An Aksyon (AAA), parle d’une répartition géopolitique des gangs du territoire.

Plus loin, l’ancien conseiller du président Michel Joseph Martelly dénonce une certaine servilité de la part de l’institution policière. Aux dires du politique la PNH est asservie. Questionné à propos de l’arrestation de l’ex-député de Delmas, également membre de l’opposition, Arnel Bélizaire, en possession de plusieurs armes illégales, argent cash et minutions, le sénateur ne s’est pas montré très loquace. Il s’est contenté de soutenir, sans exprimer un quelconque soutien au responsable de RCH 2000, que l’opposition ne supporte pas des gens qui commettent des infractions. L’élu de l’Artibonite dénonce toutefois dans cette affaire, ce qu’il appelle : une politique de deux poids et de deux mesures. Le signataire de l’accord de Marriott qualifie toutefois de politique l’arrestation condamnant la partialité de l’institution policière qui ne part pas en guerre contre tous ceux qui seraient en détention illégale d’armes à feu. Le politique a conclu en attirant les feux des projecteurs sur l’incident impliquant le proche du pouvoir avec les gangs armés qui demeure lettre morte. Pourtant instrumentalisée, la Police ne cesse d’interpeller les opposants au pouvoir.

Pour l’incident de Mariani, l’opposition pointe du doigt le pouvoir

Dans la nuit du 30 novembre au premier décembre 2019, une fusillade a eu lieu au niveau de Mariani dans une localité baptisée ti Gòdèt et a fait 3 morts et deux blessés selon les chiffres avancés par le juge de paix de la commune de Gressier. Une donnée rejetée par l’opposition qui parle plutôt de 5 morts et de quatre blessés. D’après le porte-parole du secteur démocratique et populaire, André Michel, qui évoque un assassinat d’État, les victimes étaient en pleine réunion pour planifier dans la zone, la reprise de la mobilisation. Le signataire de l’Alternative consensuelle pour la refondation de l’État confie que le forfait était commandité par l’exécutif qui voulait freiner la mobilisation et mis en œuvre par la Police nationale. « Cet acte crapuleux a été exécuté à partir d’un véhicule appartenant à la PNH. Nous avons pu identifier un ASEC dénommé Manno, un policier connu sous le pseudonyme de Ti Reginald et un bandit baptisé Palangrenn, informe l’avocat qui dénonce la complicité de l’Ambassade américaine dans ces actes inhumains en soutenant corps et âme, le chef de l’État, Jovenel Moïse, qu’il refuse de lâcher.

Encore et encore, des appels à la manifestation

L’opposition n’entend pas faire machine arrière dans la bataille enclenchée contre le pouvoir. Les leaders de ce bloc politique appellent encore à l’intensification du mouvement. Le 5 décembre prochain, un grand rassemblement est prévu aux Gonaïves. 24 heures après, les militants donnent rendez-vous dans la capitale en vue de dénoncer l’ingérence de la communauté internationale dans les affaires internes du pays. Ainsi, précise le sénateur des Nippes, Nenel Cassy, la population sera dans les parages de l’aéroport le 6 décembre prochain pour apporter le message de ras-le-bol à l’envoyé spécial de Washington. C’est en effet, la position de l’avocat André Michel et de Gracia Jacques. « Les USA savent déjà que nous n’avons aucune envie de les entendre. Nous jurons de ne pas traverser les cadavres des militants qui ont rendu leur âme au cours de route. Ils feraient mieux de rester chez eux. L’opposition ne prendra point part aux discussions, c’est la population qui va parler. On en a assez des dilatoires de ces commissions », martèlent tour à tour l’ancien candidat au Sénat et Gracia Jacques invitant dans la foulée le peuple à réviser ses stratégies.

Daniel Sévère




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