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Les parents jouent encore la carte de la prudence

Les parents jouent encore la carte de la prudence



Plusieurs établissements scolaires du pays avaient planifié une reprise des activités scolaires pour le lundi 2 décembre. Mais, beaucoup de parents continuent d’observer avec prudence la situation sécuritaire qui reste encore très fragile.


Environ trois mois depuis que le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle essaie de faire fonctionner ce secteur qui, semble-t-il, a subi plus sévèrement les conséquences du phénomène « pays lock ». Après maintes réunions avec les autorités du MENFP, des établissements scolaires ont essayé, sans grand succès, de procéder à une réouverture des classes le lundi 2 décembre.

Depuis plusieurs semaines, un calendrier remanié des activités scolaires circulait sur les réseaux sociaux. Dans ce calendrier remanié, une réouverture des classes était prévue pour ce lundi 2 décembre, mais le MENFP nie avoir publié de telles informations. Pourtant, suite aux différentes rencontres entre les autorités du MENFP et les dirigeants d’écoles, ces derniers ont opté pour une reprise dès lundi 2 décembre au lieu d’attendre le début de l’année 2020, justifiant que trop de jours de classes ont déjà été gaspillés.

Il n’y avait pas une trop grande mobilisation. Le MENFP ne s’est pas officiellement prononcé sur cette réouverture, mais dans la note de presse pour démentir les informations sur le calendrier remanié, les autorités ont parlé d’une réflexion en cours sur des projets de réaménagement du calendrier scolaire. Et la possibilité d’une réouverture en décembre n’a pas été écartée. L’institution avait souligné le fait qu’un groupe de dirigeants d’écoles avaient opté pour un début éventuel en décembre, et un autre groupe pour janvier.

Depuis cette annonce, des individus ne cessent de proférer des menaces à l’endroit des établissements scolaires par le biais des notes anonymes, dans la majorité des cas. Ces individus ont même menacé de s’en prendre aux élèves si les parents ne les gardent pas à la maison. Cette situation a laissé les parents dans une grande incertitude. Et à cause de cette perplexité, cette journée de réouverture a été tout simplement boycottée. Les parents ne sont pas encore rassurés au point d’envoyer les enfants à l’école.

Toutefois, certains établissements scolaires, notamment des écoles congréganistes et certains lycées, ont quand même adopté une stratégie pour travailler, que ce soit au niveau de la ville des Cayes, à Port-au-Prince, Cap-Haïtien ou autres, mais il n’y a toujours pas un niveau de conscientisation collective sur la nécessité de procéder à la réouverture des classes. Plusieurs établissements scolaires font l’objet de menace. D’autres ont été attaqués. La preuve qu’il existe un groupe d’individus qui ne veulent plus entendre parler d’école dans le pays.

Au niveau du département du Nord-Ouest, précisément à Port-de-Paix, des individus non identifiés ont badigeonné d’excréments les murs de plusieurs établissements scolaires. Selon les informations recueillies par le journal, cet acte a eu lieu dans la nuit du 1er au 2 décembre. Un directeur d’école de la ville, Kerly Dubreus, membre de Rasin kan pèp, un parti de l’opposition au pouvoir en place, a été indexé. M. Dubreus a rejeté d’un revers de main ces accusations, mais cela ne suffisait pas à l’épargner des attaques de certains élèves de la commune qui ont vandalisé l’espace où est logé son établissement scolaire.

Depuis trois mois, les activités scolaires sont restées bloquées en Haïti. La réouverture officielle était fixée au 9 septembre dernier. Certains établissements scolaires ont eu la chance de travailler pendant seulement la première semaine. L’ampleur des mouvements de mobilisation contre le pouvoir en place allait par la suite contraindre les dirigeants d’école à stopper leur activité jusqu’à un retour au calme. Aujourd’hui, on observe une trêve dans le cadre de la mobilisation. Les activités reprennent timidement, mais la réouverture des classes reste encore un défi pour les autorités.

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