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Pour des raisons de sécurité, l’opposition veut garder secret le nom du potentiel président de la transition

Pour des raisons de sécurité, l’opposition veut garder secret le nom du potentiel président de la transition



Près d’un mois après, la commission de suivi créée par les signataires de l’accord de Marriott arrive finalement à constituer sa courte liste de trois juges de la Cour de cassation devant assurer la présidence de la transition. Cependant, les commissaires, disent-ils, pour des raisons de sécurité n’entendent pas divulguer les noms retenus. Quant au Premier ministre, la commission attend encore les blocs signataires de l’accord.


L’opposition a finalement les noms des trois juges de la Cour de cassation parmi lesquels, elle doit choisir le nouveau chef de l’État qui doit assurer la transition. L’annonce a été faite par l’un des commissaires, Victor Benoît, qui s’est gardé pourtant de citer les noms. Le responsable politique évoque la thèse de sécurité pour justifier son refus. À l’entendre parler, les noms des personnalités qui seront désignées, en l’occurrence : le président et son chef de gouvernement pourraient être connus jusqu’au départ de Jovenel Moïse du pouvoir. Un rêve qui, ces derniers jours, se révèle de plus en plus hypothétique.

Le travail n’a pas été du tout facile, à en croire les commissaires. Des 11 juges contactés, 7 ont montré un certain intérêt à la requête des membres de la commission. À la suite de discussions, des pièces fournies et, au regard des critères préétablis, les commissaires ont retenu trois noms qu’ils entendent soumettre à l’Assemblée des signataires. Voulant garder les noms dans le plus profond des secrets, le commissaire qui intervenait n’a même pas voulu préciser si parmi les noms retenus se figure au moins le nom d’une femme.

L’opposition politique avait incessamment précisé qu’une fois avoir le nom, la population en entier saura bientôt de qui il s’agit, en attendant le choix du Premier ministre. Les signataires ne sont certes pas, jusqu’ici au courant de la conclusion des commissaires, mais, selon toute vraisemblance, seul Jovenel Moïse décidera de la publication de ces noms ou pas.” Si nous sommes des responsables, des gens sérieux, la population devra connaître les noms après le départ de Jovenel Moïse juste pour des raisons de sécurité", a martelé Victor Benoît soutenant que les personnalités qui se figurent sur la courte liste devraient être capable de répondre efficacement à l’attente de la population.


Quid du Premier ministre ?

La mission de la commission n’était pas seulement de proposer à l’Assemblée des signataires les noms des candidats à la présidence. Son travail était beaucoup plus étendu. Prenant en compte le choix du Premier ministre, la construction de la feuille de route devant guider la transition, mais aussi de proposer les noms des personnalités qui devraient constituer l’organe de contrôle du gouvernement de transition. S’agissant de la feuille de route, Victor Benoît, confirme qu’elle devrait être soumise durant la fin de cette semaine aux signataires de l’accord de Marriott et présentée à la nation. En ce qui a trait à l’organe de surveillance, les commissaires reviendront là-dessus, après avoir désigné le nouveau PM. Il n’excédera pas 20 personnes, et toutes, elles seront issues de la totalité des secteurs organisés du pays.

La commission a encore du pain sur la planche. Ayant bouclé le processus de la présidence, l’étape, numéro deux reste encore à franchir, à savoir : la désignation du locataire de la primature. Les commissaires, selon M. Benoit, pour l’instant, se penchent sur cet aspect, mais confrontent à une difficulté majeure qu’il cherchait, par un tour de passe-passe, à minimiser. Aux dires du vétéran, aucun candidat n’est encore proposé à la commission. L’Alternative consensuelle pour la refondation de l’État et l’opposition institutionnelle, qui suite à un consensus, ont la préséance dans le processus de désignation des candidats, traînent encore les pieds.

Un ralentissement qui attire la curiosité

Durant la période de pays lock, l’opposition soutenue par une frange de la population n’avait pas raté l’occasion de mettre la pression sur l’exécutif au point de donner l’apparence que le pouvoir n’est pas trop loin de succomber. À ce moment-là, l’on avait le pressentiment qu’elle avait le contrôle de la situation et que l’exécutif était entièrement cerné. Environ trois mois après, c’est plutôt l’inverse qui est constaté. Les opposants au pouvoir accusent une certaine baisse de régime dans la bataille. Les arrogances dans les discours, la présence active et fréquente dans les médias, le manque d’affluence dans les manifestations qui se font de plus en plus rares sont entre autres des signes qui suscitent la curiosité de plus d’un. À observer la situation, on a la sensation qu’elle a assez abusé de la patience et de l’espoir de la population qui a décidé d’abandonner la barque.

Daniel Sévère




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