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Gonaïves : murmures et silences autour de la caducité du Parlement

Gonaïves : murmures et silences autour de la caducité du Parlement



Le Sénat de la République est amputé de 2/3 de ses membres ce lundi 13 janvier 2020, suivant un tweet très matinal du président de la République qui dit constater la caducité du Parlement haïtien consécutif à la fin du mandat de la Chambre basse. Ce qui suscite aujourd'hui encore de grandes controverses dans la sphère politique. Mais, du côté du Palais national, la décision semble être actée puisque le président, dans son point de presse du 13 janvier, a déjà fait part de sa décision d'utiliser les montants alloués au salaire des ex-sénateurs pour construire 10 lycées à travers le pays. Ce, en dépit de nombreuses sorties dans les médias de plusieurs sénateurs et de la note émanant du Parlement.

Le département de l’Artibonite a perdu ce lundi 13 janvier 2020, deux de ses représentants au Grand Corps en l'occurrence le sénateur Youri Lartotue et le président sortant de l'Assemblée nationale, le sénateur Carl Murat Cantave. Le débat continue d'enfler pour savoir qui de la Présidence ou du Parlement a commis un accroc à la Constitution. Dans l'Artibonite, principalement aux Gonaïves, le débat en vogue depuis le début de l'année, et qui met aux prises ceux qui exigent le respect du mandat de six ans des sénateurs et ceux qui réclament le départ des 2/3 du Sénat semble être clos. Car depuis le tweet du président de la République, les deux camps se sont tus.

Est-ce l'effet d'une satisfaction ou d’une déception inavouée ? Ou du moins l'effet d'un sentiment de fatalité ? On ne saurait répondre à ces questions puisque les personnalités, qu’il s’agisse de celles proches de pouvoir, de l'opposition radicale ou celles qui réclamaient la table rase, contactées par Le National à ce sujet, n'ont pas daigné réagir.

Ce vide institutionnel laissé par le départ des sénateurs, dans l'indifférence totale de certains et la réjouissance d'autres, loin de sceller la victoire d'un président, traduit de préférence la fragilité de la démocratie représentative devenue depuis trop longtemps un poids pour les contribuables.

Des débats très animés au début de l'année au silence presque total de beaucoup d'acteurs politiques et de la société civile renforcent ce sentiment d’inquiétude pour l'état de droit dans le pays. Faudrait répéter l'adage « abyssus abyssum invocations ».

Lesly Succès




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