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Le pouvoir veut convaincre

Le pouvoir veut convaincre



Le chancelier haïtien, Bocchit Edmond, n’a jamais raté l’occasion de promouvoir l’administration de Jovenel Moïse partout, dans les réunions internationales. En début de semaine, en marge d’une réunion à Bogota (Colombie), le ministre a défendu la gouvernance du chef de l’État haïtien Jovenel Moïse.


Le pouvoir de Jovenel Moïse a repris des couleurs depuis le 13 janvier 2020. Pour le début de cette semaine, le chef de l’État était en tournée à l’intérieur du pays, et son ministre des Affaires étrangères en tournée à l’extérieur. Le chancelier haïtien, Edmond Bocchit, a eu, lundi, une brève rencontre avec le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo. C’était une occasion rapidement saisie par le ministre des Affaires étrangères afin de justifier la position du président Jovenel Moïse depuis la caducité constatée du Parlement.

Le ministre a expliqué qu’en raison de la fin du mandat des députés de la 50e législature et des deux tiers du Sénat, le président Moïse devra former seul un gouvernement, promulguer une loi électorale ainsi qu’une loi de finances. Pourtant, jusqu’à date, le débat sur la fin ou pas du mandat de l’autre tiers du Sénat reste d’actualité. Lors de sa rencontre avec son homologue américain, M. Bocchit a, sans surprise, rejeté la responsabilité de cette conjoncture difficile sur les parlementaires, arguant qu’ils n’ont pas voté le projet de loi électorale, instrument juridique pour l’organisation des élections.

Bocchit Edmond a exprimé la volonté de Jovenel Moïse de continuer à faire fonctionner la machine étatique. Pourtant, depuis quelque temps, l’État peine à exister en Haïti. Au moment même où l’administration de Jovenel Moïse défend son bilan et ses projets, les bandits armés continuent de tuer et de faire la loi. Certains peuvent être des alliés de ceux et celles qui prétendent combattre le phénomène d’insécurité.

Avec une inflation galopante, 20 %, les indicateurs économiques sont au rouge. Avec un Parlement logiquement caduc, le chef de l’État n’a pas à craindre une quelconque structure capable de le contrarier dans la prise de ses décisions. L’international qui a toujours son dernier mot à dire dans la politique en Haïti n’est pas préoccupé par la gouvernance sans un pouvoir législatif, selon le ministre qui a cité l’article 136 de la Constitution, qui fait l’exigence au président de la République de garantir la bonne marche de toutes les institutions du pays. Ce qui reste un défi pour Jovenel Moïse, jusqu’à date.

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