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Les sénateurs protestataires ne veulent pas lâcher prise

Les sénateurs protestataires ne veulent pas lâcher prise



Le chef de l’État haïtien, Jovenel Moïse, s’est fait représenter au correctionnel par Me Reynold Georges. Les sénateurs, de leur côté, étaient au Parlement pour continuer leur travail. Ayant constaté l’absence des parlementaires, M. Georges se dit « de guerre » contre les protestataires tout en soutenant que le droit est de son côté.


Les sénateurs protestataires n’étaient pas au correctionnel en dépit du fait qu’ils ont saisi ce tribunal contre le chef de l’État, Jovenel Moïse, qui, selon eux, a outrepassé ses droits. Ils avaient plutôt accordé préséance au travail du Grand corps qu’ils jugent plus important. Ayant été empêchés d’accéder à l’espace du Palais législatif la semaine écoulée ; ce lundi, ils y étaient pour travailler, dialoguer avec les dix autres sénateurs, mais aussi réfléchir sur des dossiers importants nécessitant l’urgence, fait savoir le sénateur de l’Ouest, Jean Renel Sénatus.

Les sénateurs Youri Latortue, Jean- Marie Junior Salomon, Dieupy Chérubin et Jean Renel Sénatus, parmi ceux qui ont assigné le président au correctionnel, étaient, en effet, remarqués à l’hémicycle. Selon l’ancien commissaire du gouvernement, les plaignants ont souhaité que le chef de l’État se présente personnellement à la convocation. Mais, a fait-il remarquer que : « ce n’est pas une injonction, cela découle essentiellement de la volonté du juge ». Et, suivant ce principe, la Présidence a été représentée par Me Reynold Georges qui a banalisé la démarche des sénateurs.

M. Georges a rappelé que son client est mineur. « Le chef de la nation a peut-être commis un lapsus, mais toute la faute est du côté des parlementaires », a-t-il dit. " Le bon droit est de notre côté", a-t-il soutenu, précisant que les sénateurs ne peuvent pas intenter une action en justice contre un chef de l’État.

Patrice Dumont toujours à la rescousse des neufs

Patrice Dumont était le premier, sinon le seul des dix sénateurs en fonction ayant pris parti pour les neuf demis. D’après l’élu de l’Ouest, le chef de l’État avait, au travers de ses tweets, joué un double rôle. D’abord de CEP en traitant de la durée du mandat des sénateurs et ensuite d’héritier du pouvoir d’un autre pouvoir indépendant. Son appui aux sénateurs, qui s’estiment lésés, témoigne de sa détermination dans la lutte pour la défense des principes et de l’indépendance des pouvoirs. « Il faut que Jovenel Moïse sache qu’il est dans un régime démocratique », a-t-il déclaré.

Nenel Cassy contredit André Michel

Le porte-parole de l’Alternative consensuelle, André Michel, lors de la dernière conférence de presse avait défendu la thèse que les sénateurs de l’opposition n’étaient pas accrochés à leur mandat. Cependant, lors d’une intervention sur une station sœur, le membre de l’Alternative, Nenel Cassy, martèle qu’eux, les neufs, sont restés attachés à leur mandat nuançant toutefois en admettant que « si la population dépositaire du pouvoir exige sa démission ils se feront le plaisir de la remettre leur mandat ».

Plus loin, le sénateur des Nippes appelle le CEP à agir sans délai suite à la requête que les sénateurs ont déposée auprès du Conseil, il y a une semaine. « L’état ne peut continuer à fonctionner en dehors de la Constitution », a-t-il regretté, arguant que le pays est dans l’obligation urgente de trouver une solution rapide à la crise.

Arnel Bélizaire avoue l’échec de l’opposition

Comparut en audience devant le juge instructeur dans le dossier le concernant, l’ex-député de Delmas/Tabarre, Arnel Bélizaire, avait avoué que la bataille vient de connaitre son premier échec. Une contre-performance qui, dit-il, a coûté aux sénateurs leur mandat. Écroué derrière les barreaux depuis plus d’un mois, le politique a invité les leaders de l’opposition à ne pas abandonner la bataille populaire. Il les a exhortés, à cet effet, à s’unir, à mutualiser leur force afin de trouver un compromis politique pour la continuité de la bataille.

Daniel Sévère




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