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L’enfer des quartiers de Port-au-Prince

L’enfer des quartiers de Port-au-Prince



Les quartiers de la troisième circonscription de Port-au-Prince, le Centre-ville, les zones du bas de Delmas, de Carrefour-feuilles et de carrefour aviation continuent de donner la peur au ventre. Les affrontements meurtriers se multiplient, le commerce est inexistant et, pris de panique, des résidents ont même abandonné leurs domiciles


Depuis un certain temps, le phénomène de l’insécurité se transforme en cancer dans le pays. Partout sur le territoire, en particulier, les zones de la troisième circonscription, de Lasaline, de Carrefour Aviation, de Carrefour-Feuilles, du bas de Delmas entre autres, ont construit une réputation pas du tout agréable dans l’opinion publique. Affrontements entre gangs armés, assassinats, massacres civils, rançonnement, incendies sont, entre autres le lot du tourment que connaissent les résidents de ces quartiers au quotidien.

Dans certaines zones, comme au Bicentenaire, la Police nationale d’Haïti (PNH) est incapable de rétablir l’ordre. À ce niveau et tout au long de La Saline, les civils armés règnent en roi. Les affrontements sont récurrents. Tantôt entre les groupes armés, tantôt entre la Police et ces gangs. La peur et la terreur se sont installées.

En moins de deux ans, plusieurs massacres ont été perpétrés dans ces quartiers populeux. Le Centre-ville a été vidé dans un laps de temps. Principal centre d’approvisionnement pour les petites bourses, le commerce n’y existe même pas. Les boulevards Harry Truman et Jean-Jacques Dessalines projettent l’image d’espaces abandonnés.

Une partie du marché de la Croix-desbossales s’est installée en face du Parlement haïtien. Le reste s’est évaporé dans la nature. Les gangs armés ont quasiment balayé ces points d’échanges commerciaux. À cela s’ajoute, les incendies à répétition. Décapitalisés à cause des incendies et terrorisés par les gens armés, les marchands ont dû abandonner ces espaces en vue de pouvoir regarder comment sortir leurs têtes dans l’eau tout en essayant de conserver leur vie.

Ces situations désastreuses ont laissé une quantité exponentielle des petits commerçants dans l’angoisse et le découragement. Outre les commerçants victimes, les résidents et les usagers de ces zones ont, eux aussi, vivent un véritable calvaire. Ils sont attaqués, ils sont tués parfois lynchés et/ou carbonisés, ils sont contraints d’y rester et de garder le silence, ils sont violés, pour ne citer que ça. Quant aux décideurs politiques, ils continuent d’alimenter un conflit vide de contenu en s’accusant mutuellement. Sur le calvaire de la population, les hommes politiques bâtissent leur popularité et consolident leur pouvoir.

Daniel Sévère




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