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Pas un jour sans un cas de kidnapping

Pas un jour sans un cas de kidnapping



Le phénomène du kidnapping nous réserve des surprises chaque jour. L’église le Phare de la cité de Martissant vient de faire l’amère expérience. Les cinq jeunes de l’Église, kidnappés au cours du week-end écoulé, sont toujours entre les mains des ravisseurs. Et ce lundi, le cadavre du jeune garçon délégué pour apporter la rançon pour libérer ces cinq jeunes a été retrouvé à la 4e avenue Bolosse, quartier de Martissant.


Dans les conditions actuelles des choses, personne n’aurait voulu rencontrer ces ravisseurs qui sèment la terreur depuis pas mal de temps dans le pays. Mais, ce jeune s’est porté volontaire afin d’essayer de sauver les siens des mains des kidnappeurs. Et, l’histoire a mal tourné. Les ravisseurs ont non seulement empoché l’argent, ils n’ont pas libéré les personnes séquestrées et ont tué le médiateur. C’est la plus grande surprise qu’offre cette affaire de kidnapping pour la journée du mardi 11 février.

En ce qui concerne les autres jeunes, personne ne sait s’ils sont encore en vie. Aucune information les concernant n’a été divulguée. Ces jeunes de l’église le Phare de la cité de Martissant 7 ont été kidnappés au niveau de Delmas 33, le samedi 8 février dernier. Selon le pasteur de l’Église, Georges Édouard Eugene, ces jeunes revenaient d’une visite prospective dans le cadre des planifications liées au traditionnel camp de consécration organisé à l’église lors des festivités carnavalesques.

Au départ, les autorités de la PNH faisaient semblant ne pas être au courant du phénomène de kidnapping, selon plusieurs voix. Mais le porte-parole de la PNH, Michel-Ange Louis-Jeune, a indiqué que ses déclarations ont été mal rapportées. Selon lui, le phénomène est réellement en nette augmentation, sauf que son institution ne dispose pas de ces données qui circulent sur les réseaux sociaux. Ce qui ne devrait surprendre personne, puisque dans la majorité des cas, des suivis n’ont jamais été effectués pour les événements rapportés à la PNH. Seulement pour la journée du 11 février, au moins 5 cas d’enlèvement ont été signalés au niveau de Delmas.
PNH inactif

Jusqu’à date, la PNH reste inactive concernant les cas de kidnapping signalés à l’institution, et aussi ceux qui circulent sur les réseaux sociaux, qui sont vrais, mais non signalés aux autorités policières. À présent, ce sont des organisations de défense des droits humains qui essaient de faire pression, en vue de pousser les autorités à agir. Nombreuses sont les organisations de la société civile qui élèvent la voix contre l’insécurité. Le Collectif 4 décembre a déjà annoncé une marche contre l’insécurité pour le 14 février. D’autres organisations optent pour une marche pacifique le dimanche 16 février.

Comme toujours, des opérations policières sont déjà en cours. L’institution policière demande à la population de garder son calme et de collaborer avec les autorités. Les informations disponibles permettent d’identifier les zones d’opérations des kidnappeurs, mais aucune information de plus concernant ces opérations. Le discours de la PNH n’a toujours pas changé. Les autorités disposent toujours des informations les permettant de sévir contre les fauteurs de troubles. Mais ce sont toujours des déclarations stratégiques pour laisser passer la vague. Rien ne laisse croire que les autorités ont réellement envie de mettre fin à cette situation de panique qui règne dans le pays.

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