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Insécurité: concert de casseroles et marche pacifique à Port-au-Prince

Insécurité: concert de casseroles et marche pacifique à Port-au-Prince



Devançant la marche annoncée par la société civile contre la remontée spectaculaire de l’insécurité et la résurgence des cas de kidnapping, des étudiants de l’Université d’État d’Haïti (UEH) ont organisé, dans les différentes entités, des concerts de casserole, le mercredi 12 février 2020. Aussi a eu lieu au niveau de la troisième circonscription de Port-au-Prince, une marche pacifique en vue de dire non à cette situation qui ne cesse d’inquiéter la population.


À la Faculté d’ethnologie, à l’INAGHEI et à l’École normale supérieure (ENS), un concert de casseroles a été tenu, le mercredi 12 février en cours. Pendant environ une trentaine de minutes, les étudiants ont fait retentir des bruits assourdissants en signe de leur protestation à la montée spectaculaire de l’insécurité. Les étudiants ont scandé des slogans qui expriment leur ras-le-bol.

« Nou bouke; aba ensekirite et aba kidnapping » sont, entre autres, les slogans utilisés par les protestataires. Ils ont aussi, comme à l’ordinaire, incendié des pneus, et tenté par la suite de saboter les stands en en construction au Champ-de-Mars. Selon les revendicateurs, il ne peut pas y avoir de festivités carnavalesques dans un pareil contexte. Au lieu d’injecter des fonds dans ces opérations baptisées de « kidnaping-naval », l’État ferait mieux d’investir dans démantèlement des foyers des kidnappeurs qui donnent la peur au ventre ces derniers jours.

Par ailleurs, les étudiants appellent l’État à assumer pleinement ses responsabilités. Car, pensent certains d’entre eux, si aucun effort n’est fait, les autorités donneront la preuve qu’ils cautionnent ces forfaits. Plus loin, les manifestants enjoignent la population à faire faisceaux afin de contrer ce phénomène et ramener un peu de sérénité dans la communauté. En effet critique l’un d’eux, ni l’État ni l’opposition ne travaillent pas dans l’intérêt de la population.

La troisième circonscription se lève contre l’insécurité

Foyer principal de l’insécurité à Port-au-Prince, la troisième circonscription de Port-au-Prince a marché contre ce fléau qui n’arrête pas de prendre de l’ampleur. Aux gangs armés, le kidnapping prend le relai. Une situation qui révolte ces riverains qui dénoncent le laxisme de l’État. De Fontamara à Portail-Léogâne, ils étaient plusieurs centaines à fouler le macadam. Suivant leurs déclarations c’est la passivité de l’État qui a occasionné cette résurgence.

Paradoxalement, certains manifestants ont montré une sympathie déplacée au présumé chef de gang de « Tibwa », Christla. Ils l’ont salué comme quelque qui défend la sérénité et la paix dans la circonscription tout en invitant l’État à s’assumer. Ils en ont aussi profité pour inviter la population à prendre part massivement à la marche prévue pour le vendredi 14 février 2020.

Daniel Sévère




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