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Trois années de gouvernance de Jovenel Moise : décryptage

Trois années de gouvernance de Jovenel Moise : décryptage



Roudy Stanley Penn, politologue et président de la structure baptisée Politicotech, et Me Jemps Déralus, avocat et responsable des affaires juridiques à l’organisme de défense et de promotion des droits humains « Collectif défenseurs plus » ont décrypté, le samedi 8 février 2020, les trois années de gouvernance du président Jovenel Moise du pouvoir. Ils étaient les panélistes invités à l’émission radiophonique hebdomadaire Top Haïti.


Les conséquences d’un néophyte accédant au pouvoir, son manque de connaissances et d’expérience de la politique le fait passer carrément à côté de la plaque, retient Roudy Stanley Penn des trois années de la présidence de Jovenel Moise conclues le 7 février dernier.

La gouvernance de Jovenel Moise, de l’opinion de Roudy Stanley Penn, est marquée surtout par la non-concrétisation des promesses électorales faites par ce dernier. « Il a fallu en tant que candidat que Jovenel Moise prenne en compte les enjeux politiques. La politique n’étant pas une route à sens unique », martèle Penn, définissant la politique en fonction des contre-pouvoirs, du dialogue constant et des alliances avec le camp d’en face.

« Celui qui fait de la politique doit toujours avoir dans ses poches le dialogue et la négociation », a déclaré Roudy Stanley Penn. Selon le politologue, Jovenel Moise n’a pas su allier à ses côtés des individualités au sein de l’opposition qui pouvaient lui permettre de diriger avec peu d’ennuis comme ce fut le cas avec feu le président René Garcia Préval ; le seul et le rare à achever deux (2) mandats depuis l’adoption de la Constitution du 29 mars 1987.

Penn juge que l’alliance entre le Parlement et le président était une mésalliance en ce sens qu’elle fut un support piège qui a bâclé le pouvoir exécutif. Tandis que Jovenel Moise se positionne comme la seule force réelle à exercer le pouvoir désormais en Haïti, son principal handicap étant le Parlement rendu dysfonctionnel, le responsable de Politicotech s’attend à ce que le Palais national s’attèle à saisir cette opportunité en repensant l’organisation du système politique haïtien.

Jemps Déralus a pris le contrepied des analyses de Roudy Stanley Penn tenues à l’édition du 8 février de l’émission TOPH HAITI notamment sur son jugement porté sur les liens entre le président et ses majorités dans les deux chambres à la cinquantième législature. De l’avis du militant des droits humains, depuis l’accession à la Présidence par Jovenel Moise, tous les mécanismes institutionnels jouaient en sa faveur. Le locataire du Palais national n’a pas exploité cet état de fait avec un Parlement acquis à sa cause, précise-t-il.

En notant qu’aucune mesure sérieuse n’a été adoptée en vue de mettre le pays sur la voie du développement depuis les trois années, Jemps Deralus annonce que les deux prochaines années vont être plus complexes pour la population.

Un dialogue importe, mais il doit être sincère, affirme l’avocat. Essayer de trouver un terrain d’entente avec les acteurs politiques et sociaux en présence, tel est le devoir remis aux politiques pour la fin du quinquennat du président Moise par le responsable de Collectif défenseurs plus. « Dans cette situation de crise, il n’y aura ni gagnant ni perdant », conclut-il.

GODSON LUBRUN




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