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Dialogue à la Nonciature apostolique, et après?

Dialogue à la Nonciature apostolique, et après?



La République est dans l’attente de la suite qui sera donnée au processus de dialogue entamé à la Nonciature apostolique à la fin du mois de janvier. La première tentative n’a pas suffi à réconcilier les divergences exprimées par les acteurs présents autour de la table des négociations. Le pouvoir avait donné la garantie que les négociations allaient être reprises dès le 6 février, mais jusqu’à date, aucune information n’a été divulguée concernant cette deuxième manche.


La Nonciature apostolique en Haïti avait accueilli pour trois jours le dialogue entre les différentes forces politiques du pays, entre le mercredi 29 et le vendredi 31 janvier. C’était une démarche qui visait à permettre aux autorités politiques de trouver une issue à la crise que traverse le pays actuellement.

Cette conférence politique de sortie de crise a été organisée par le Comité haïtien d’initiative patriotique (CHIP) avec le soutien du Bureau intégré des Nations unies et de l’Organisation des États américains (OEA). La Nonciature n’avait pas pris part aux rencontres. Durant ces trois journées, les différents leaders de partis politiques présents n’ont pas pu arriver à un compromis.

Présents à titre d’observateur, les représentants de la communauté internationale avaient exprimé leur déception à cause de l’absence d’entente. Dans une note de presse rendue publique, le samedi 1er février, le Core Group avait exprimé son regret et son agacement. Il espérait un accord politique au terme des trois journées de discussions.

Aucun des acteurs n’a voulu céder. Le pouvoir a, de façon catégorique, rejeté l’idée des élections anticipées, même si cela pouvait aider le pays à sortir de la crise. Refusant d’admettre l’échec durant les trois journées, les représentants du pouvoir en place ont évoqué un pas dans la bonne direction, soulignant toutefois la poursuite des dialogues à partir du 6 février. Depuis lors, le silence est total autour du processus. Certaines des formations politiques présentes aux trois journées de discussions à la Nonciature, dont INIFOS de Paul Denis, n’avaient pas reçu d’invitation pour cette suite annoncée par le pouvoir.

Mais en réalité, il n’y a jamais eu de suite. Les discussions se sont arrêtées après les trois journées de négociations tenues à la Nonciature apostolique. L’entente était difficile à trouver. Même au sein du pouvoir, les notes étaient discordantes. Guichard Doré avait indiqué que la réduction du mandat du chef de l’État n’était pas envisageable, alors que le chef de l’État, dans une interview accordée à l’Associated press la semaine dernière, a laissé croire qu’il est prêt à accepter d’écourter son mandat et de former un gouvernement avec l’opposition si seulement les acteurs se mettent d’accord à travailler au plus vite sur une nouvelle Constitution. Ce qui parait improbable dans le contexte actuel.

C’est le flou total. Des observateurs estiment que les hommes au pouvoir tentent d’imposer des conditions improbables afin de tourner en rond pour finalement ne rien décider. À présent, toutes les parties gardent leur position. Aucune suite officielle n’est encore communiquée concernant le processus de dialogue qui devait déboucher sur un gouvernement de consensus, et de sortir le pays de cette situation d’instabilité politique permanente. Le pouvoir reste calme. L’opposition continue de mettre la pression. Mais ces derniers temps, la seule préoccupation du peuple, le seul perdant, c’est de chercher comment se protéger contre le phénomène d’insécurité, en hausse, depuis le début du mois de février.

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