S'identifier Contact Avis
 
32° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

Caducité du Parlement : les sénateurs n’entendent pas abdiquer

Caducité du Parlement : les sénateurs n’entendent pas abdiquer



Le conflit opposant l’Exécutif et les neuf sénateurs estimant leur droit lésé demeure encore ouvert. Si pour le chef de l’État ces parlementaires appartiennent au passé, eux au contraire, ne sont pas de cet avis. C’est à cet effet que Youri Latortue informe qu’il va continuer à siéger en tant que sénateur de la République.


Jovenel Moise est convaincu de la fin du mandat des dix sénateurs malgré qu’ils ont eu recours au Conseil électoral provisoire (CEP) et à un tribunal de droit commun. Le chef de l’État affirme, lui, qu’il n’a pas écourté le mandat de personne. Selon lui, la fin d’une législature concrétise toujours la fin du deuxième tiers du Sénat. En vue d’éviter de pareils malentendus, le chef de l’États’accroche à la nécessité de reformer l’État. D’après Jovenel Moise, la première chose à faire est de procéder à des réformes inclusives, car, dit-il, les précédentes étaient émotionnelles et n’avaient pas pris en compte les désidératas, les mœurs et les coutumes de la population.

Parallèlement, les sénateurs de l’opposition radicale ne bronchent pas. Ils vont continuer à siéger au Bicentenaire pour continuer de remplir, disent-ils, leurs obligations parlementaires. En ce sens, le sénateur de l’Artibonite, Youri Latortue, en considérant les décisions des instances auxquels ils ont eu recours, affirme que le statut de sénateurs des neuf parlementaires contestataires reste debout. À son avis, il n’y a aucun acte administratif qui a été posé, sinon un tweet. « L’assemblée qui devait statuer sur notre cas n’avait pas eu le courage nécessaire de le faire. Ainsi avons-nous jugé de faire les recours », a-t-il martelé. « Et, comme de fait, aucun des tribunaux ne se déclarecompétent, je vais continuer de siéger », a poursuivi le président de la commission éthique et anticorruption au Sénat.

Si au préalable le sénateur ne se disait pas attaché à un mandat, aujourd’hui il renonce aussi à ses privilèges. « Je vais siéger. Je n’ai pas besoin des privilèges du Sénat seulement, de continuer à travailler sur des dossiers d’importance en sommeil au Grand corps. Ce qui m’intéresse c’est de finaliser les dossiers comme Petrocaribe, Dermalog, entre autres. Il va falloir qu’on achemine ces dossiers à la justice. Nous avons soumis notre rapport en décembre, et, d’une manière très subtile, le locataire du Palais national s’attaque à notre mandat pour essayer de classer les dossiers », critique le chef du parti Ayiti an Aksyon (AAA).

Rappelons qu’àplusieurs reprises, l’accès au Parlement a été refusé à ces sénateurs. Le nouveau bureau du Sénat, à travers son secrétariat, leur avait invité à restituer les matériels du Grand corps en leur possession. Sans vouloir polémiquer, M. Latortue précise que le nouveau président du Sénat ne peut rien décider pour eux, promettant seulement de laisser tomber,dans la mesure où Jovenel Moise quitte le pouvoir.

Daniel Sévère




Articles connexes


Afficher plus [6481]