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Troisième marche des policiers : le SPNH se confirme

Troisième marche des policiers : le SPNH se confirme



Sous l’invitation du syndicat de la Police nationale d’Haïti (SPNH), des centaines de policiers ont marché, le lundi 17 février, dans les rues de la zone métropolitaine pour continuer de défendre leurs droits. De Carrefour aéroport à Pétion-Ville devant la Direction générale de l’institution, les policiers, pour la plupart encagoulés et vêtus d’un maillot rouge ayant le logo de la PNH, ont fait retentir leurs voix pour réclamer de meilleures conditions de travail.


Ils sont plus d’une centaine les policiers qui ont pris part, le lundi 17 février, à cette marche organisée par le syndicat de la Police nationale d’Haïti (SPNH) pour faire passer leurs revendications. Accompagnés de quelques membres de la population civile, amis et familles, les policiers présents à ce mouvement de protestation, pour la plupart en civils, encagoulés et portant maillot rouge ayant le logo de la PNH, ont défilé de Carrefour aéroport à Pétion-Ville devant les locaux de la Direction générale de l’institution avec leurs pancartes et banderoles contenant leurs revendications en main. Entre autres, cette troisième marche des policiers est survenue après la convocation de la policière Yanick Joseph à l’Inspection générale de la Police nationale d’Haïti (IGPNH) entrainant le mécontentement des policiers qui ont saccagé les locaux de l’IGPNH.

« Nous avons des devoirs, nous avons aussi des droits », peut-on lire sur une grande banderole tenue par des policiers. Pour ces policiers qui cachent leurs visages par peur de l’IGPNH, il leur faut un syndicat pour défendre leurs droits, puisqu’ils sont livrés à eux-mêmes. Ils estiment que s’il y a une inspection générale pour punir les policiers quand ils commettent un forfait, il faut également un syndicat pour les défendre contre les mauvais traitements dont ils sont victimes.

D’un autre côté, les policiers ont affirmé qu’ils ont besoin d’un traitement différent de ce qu’on a aujourd’hui. « Notre salaire ne représente rien par rapport au travail que nous faisons et au coût général de la vie dans le pays », marmottent ces policiers encagoulés qui optent pour des avantages sociaux pour les policiers et une prise en charge sérieuse des familles de policiers victimes dans l’exercice de leurs fonctions.

Par ailleurs, ne pouvant retenir leurs frustrations par rapport aux traitements trouvés au sein de l’institution policière, certains policiers menacent de rentrer en rébellion si les autorités ne font rien pour améliorer leurs conditions de travail. Ils n’entendent plus continuer des marches pour la galerie sans de résultats concrets. Certains policiers en colère annoncent que la quatrième marche ne sera pas comme les trois premiers. Ils promettent de passer à une autre étape pour faire entendre leurs voix.

De leur côté, des membres de la population civile participant à cette marche ont manifesté leur solidarité aux policiers. « Les policiers ne peuvent plus supporter les mauvais traitements. Nous sommes solidaires du SPNH et nous n’acceptons pas la violation de leurs droits », lâche un manifestant qui se mêle aux policiers avec son maillot rouge. Pour d’autres manifestants, il n’est plus question pour les policiers de sécuriser ce carnaval de kidnapping et d’insécurité. Ils encouragent les policiers à rentrer en rébellion.

Pour cette troisième marche, le leadership de Yanick Joseph qui, selon une source fiable, joue le rôle de coordonnatrice du SPNH a été remarqué. Vêtue de son uniforme, la policière n’a pas hésité a emprunté la route à pieds nus. Elle se comporte en leader au milieu des policiers dont elle a trouvé le plein soutien lors de sa convocation à l’IGPNH. Yanick Joseph jure que par lui-même de continuer à œuvrer pour la pérennisation du SPNH malgré les menaces du haut commandement et de l’IGPNH.

Woovins St Phard




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