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Kidnapping : les acteurs politisent la question

Kidnapping : les acteurs politisent la question



La résurgence du phénomène du kidnapping n’est pas un hasard selon les acteurs politiques. En guise de réflexion à la manière d’y faire face, ils s’accusent l’un l’autre de l’avoir manigancé à des fins politiques.


En conférence de presse la semaine écoulée, le porte-parole de la Force de l’opposition progressiste (FOP), Josué Mérilien, avait dénoncé la planification du phénomène du kidnapping par des acteurs politiques et économiques bien spécifiques à des fins politiques. Il n’avait pas caché son intention en montrant du doigt le pouvoir qui serait à la base de ce pic constaté de l’insécurité. Une position reprise à environ 24 heures après par l’aile radicale de l’opposition. Lors d’une conférence en date du jeudi13 février, Rony Timothée,sur un ton virulent, a mis en accusation le locataire du Palais national et la Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR) qui, selon lui, fournissaient des moyens aux kidnappeurs afin d’exécuter leur projet. Et c’est en effet le point de vue de Schiller Louidor qui dénonce le cynisme et l’attitude complice du garant de la bonne marche des institutions dans le dossier.

En vue de répondre à ces accusations, le chef de l’État, moins tranchant que le responsable de Vive Haïti, invite les radicaux à évaluer leurs stratégies meurtrières et à commencer à préparer leurs campagnes électorales. Selon le chef de l’État, ces récalcitrants font trop de mal à la communauté. Il qualifie leurs actes de désordre tout en les invitant à changer de stratégies. « Afè kidnapping saa sanble ak yon papa toudenkou. Estrateji sa yo pa bon », rappelle le chef de l’État aux radicaux de l’opposition. Il ajoute que ce qui est important, c’est de montrer à la population votre vision politique à travers des programmes politiques tout en leur rappelant pour une énième fois qu’il est le dernier président de la transition.

Si le dauphin de Michel Martelly a utilisé la diplomatie pour montrer que la résurgence du kidnapping est une manœuvre politique de ses adversaires, le membre de la CNDDR, Jean Rebel Dorsenat, se montre plus direct,rappelant à Rony Thimotée qu’il a été dénoncé par un nommé Barbecue l’accusant de l’avoir fourni des armes et moyens financiers pour abattre une notoire militante de droits humains. M. Dorsenat dit regretter que la société fasse silence sur ce dossier. À aucun moment, dit le commissaire, la CNDDR n’a été impliquée dans de pareilles initiatives. « La commission est là juste pour aider et n’est au service ni du pouvoir ni de l’opposition », rappelle-t-il. « Nous n’armons personne. Nous sommes une commission de paix », a-t-il ajouté.

Plus loin le commissaire informe que la CNDDR travaille ardemment sur le dossier du kidnapping. Une enquête est diligentée à cet effet. La commission, fait-il savoir, soumettra sous peu ses recommandations et ses rapports aux autorités établies afin de sévir contre les auteurs intellectuels de ces forfaits y compris ceux qui alimentent les gangs en armes. Il informe par ailleurs que les autorités judiciaires sont en train d’analyser les dossiers de plusieurs présumés auteurs intellectuels des actes de banditisme qui troublent la paix publique et, souligne-t-il, plusieurs bras invisibles de l’insécurité seront bientôtécroués et poursuivis jusqu’à leur dernier retranchement.

De l’avis de M. Dorsenat, trop de sangdéjà versé à cause des ambitions politiques mesquines. Il met en garde ses accusateurs concernant les possibles conclusions de l’enquête. Ces derniers doivent se préparer à faire face à la justice dans le cas où l’enquête révèle leur culpabilité. « Lè nou wè ankèt la rive sou nou, pa chache boukemisè ni fè divèsyon. Pare nou pou fè fas a lajistis », prévoit-il. « Moun nan politik yo nou gaspiye lavni jèn yo. Nou voye yo al boule epi fini nan prizon », a-t-il ajouté exhortant les jeunes à agir après réflexions en non par suivisme.

Daniel Sévère




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