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Kidnapping : Jovenel Moise indexe l’opposition

Kidnapping : Jovenel Moise indexe l’opposition



Le phénomène du kidnapping est en train d’imposer sa loi à tout le monde, les civils comme les autorités en Haïti. S’il est vrai que ce sont uniquement de simples et paisibles citoyens qui sont victimes du phénomène, cette affaire de Kidnapping ne fait que défier l’autorité de l’État. Pourtant, le président de la République qui devait être le porteur d’un discours d’espoir et de redressement vis-à-vis du fléau ne fait qu’accuser le camp d’en face.


Sans réfléchir, le chef de l’État haïtien accuse les leaders de l’opposition d’être l’instigateur de la vague de kidnapping dans le pays ces dernières semaines. Pour lui, c’est une autre stratégie mise sur place par ces individus pour faire suite au phénomène « peyi lok ». Cette résurgence des enlèvements, dit-il, est apparue subitement après cette affaire « peyi lok » qui n’a pas porté ses fruits, dénonçant une stratégie visant à exaspérer la population.

C’était durant son passage à Jacmel pour les festivités carnavalesques que Jovenel Moise a fait ses déclarations. C’était pour lui le moment d’essayer de faire comprendre que les stratégies du peyi lòk et du kidnapping sont néfastes pour le pays. Tout en déplorant cette stratégie destructrice des leaders de l’opposition radicale, le chef de l’État exhorte les dirigeants politiques à formuler des projets viables en vue de gagner la confiance de la population.

Par ailleurs, Jovenel Moise lance un appel pour mettre un terme à la confrontation. « Je ne veux pas me battre avec mes frères et sœurs de l’opposition », déclare-t-il. Les autorités de la Police nationale d’Haïti (PNH) ont annoncé la semaine dernière la mise en place d’un nouveau dispositif de sécurité en vue de freiner l’élan du kidnapping. Mais jusqu’à date, cette institution, qui traverse une crise qui menace son existence, n’a toujours pas les formules pour mettre fin à cette situation de stress. La PNH ne sait toujours pas l’origine de ces actions criminelles, mais Jovenel Moise sait déjà que ce sont ses adversaires politiques.

Des déclarations irresponsables

Face à une situation pareille, où ce qui se passe actuellement dans le pays confirme l’effondrement de l’État, le chef de l’État devrait se montrer au contraire à la hauteur. Cette situation ne devrait pas être abordée avec cette marque de légèreté, en essayant de faire croire à tort que ce sont des adversaires politiques qui sont à la base. La population n’a pas vraiment envie de savoir qui sont les auteurs ou dans quel objectif ils opèrent. L’essentiel est d’adopter des solutions pouvant redonner confiance à la population et de la permettre de vaquer librement à ses activités sans craindre de se faire kidnapper. Le président sait quoi faire à présent puisqu’il a déjà identifié les responsables.

À propos de la fin de son mandat, Jovenel Moise confirme qu’il partira le 7 février 2022. Il a déjà mis le cap sur les élections en invitant ceux qui veulent le remplacer à se préparer aux élections. Comme un prophète, il s’accroche à l’idée d’être la dernière transition dans le pays. En ce qui a trait aux derniers dialogues à la nonciature apostolique, le chef de l’État dit regretter que les négociations politiques n’aient pas abouti à un accord à cause de la position irréductible de certains acteurs. Pourtant, ces mêmes acteurs reprochent à Jovenel Moise d’empêcher l’aboutissement du dialogue. Pas de Parlement, pas de contrôle. Jovenel Moise a un boulevard devant lui, et il a l’intention d’en profiter. Pour l’instant, le dauphin de Michel Martelly semble vouloir mettre le cap sur la formation de son gouvernement sans aucun consensus. Le dialogue ne peut pas se faire indéfiniment, déclare-t-il.

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