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Les points frontaliers, un défi majeur pour l'État haïtien dans la lutte contre le Covid-19

Les points frontaliers, un défi majeur pour l'État haïtien dans la lutte contre le Covid-19



Alors que l'administration Moise/Jouthe ait pris des mesures drastiques pour limiter la propagation du Covid-19 sur le territoire national avec, par exemple, la fermeture officielle de la frontière, les deux populations continuent de traverser les points frontaliers sans être dérangées. Préoccupé, le GARR attire l'attention du MSPP sur cette réalité tout en soulignant la poursuite du processus de rapatriement des illégaux haïtiens, en dépit de la conjoncture.


Le Groupe d'appui aux rapatriés et réfugiés (GARR) tire la sonnette d'alarme sur un mouvement de va-et-vient qui s'effectue au quotidien via les points frontaliers en dépit des mesures de restrictions prises par les deux républiques limitrophes. Pour des raisons de survies, de rapatriement entre autres, les gens continuent de traverser clandestinement les points frontaliers, selon la responsable de communication du GARR, Géralda Saint-Vil. Une situation qui risque de corser la situation dans un contexte où les cas d'infection au Covid-19 continuent d'augmenter en République voisine.

Selon Mme Saint-Vil, les clandestins migrent à partir de petites fenêtres non contrôlées par les autorités des deux républiques. Certains utilisent la rivière Massacre (Ouanaminthe), d'autres, une ouverture sur le lac Azuei ( Malpasse). Ce, sans se faire dépister par les équipes sanitaires du ministère de la Santé et de la Population (MSPP) placées soit à Malpasse, à Belladères ou à Ouanaminthe. Les migrants, généralement dépourvus de passeports, esquivent les bureaux de l'Immigration où sont placées les équipes du MSPP. Fort de ce constat, la responsable du GARR appelle les autorités haïtiennes à appliquer plus de vigilance afin de mieux contrôler ces déplacements qui risquent de compliquer davantage notre situation.

Parallèlement, elle attire l'attention des dirigeants haïtiens sur un processus de rapatriement qui continue de se faire au niveau de Malpasse et d'Elias Pina. Évoquant le monitoring réalisé à cet effet, Mme Saint-Vil, informe que les rapatriés ont utilisé les voies non officielles pour fouler leur sol natal après avoir été interceptés et abandonnés par les autorités dominicaines à la frontière. Plus loin, elle appelle à une action concertée entre les autorités des deux nations en vue de mieux combattre le virus.

Daniel Sévère




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