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Les mises au point du MSPP

Les mises au point du MSPP



Faisant lumière sur des accusations faisant croire qu'il y a sur le territoire haïtien plus de contaminés que l'effectif officiellement annoncé, le directeur général du ministère de la Santé publique et de la population (MSPP), Lauré Adrien, ne rejette pas totalement cette thèse. Cependant, il a tenu a informé que le dépistage massif n'est pas nécessaire. Au cas où l'évolution de la pandémie le requiert, le MSPP soumettra beaucoup plus de personnes au test, informe-t-il.


Dans l'opinion publique, une tendance dominante fait croire qu'il existe beaucoup plus de cas de contaminations dans le pays contrairement à ce qu'a communiqué officiellement le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP). Selon plus d'un, ces cas restent non avérés par le fait que les autorités du dit ministère n'ont pas pris les dispositions pour tester beaucoup plus de gens. Des critiques que le DG du MSPP n'a pas prises comme non fondées. Néanmoins, il apporte les clarifications relatives à la méthodologie appliquée par son institution.

Selon Lauré Adrien, le ministère a déjà dépisté pas moins de 50 personnes. Avec moins de 1500 tests disponibles, il est impossible de tester toute la population. « On pourrait dépister plus de gens, c'est évident, mais c'est peut-être une stratégie à envisager suivant l'évolution de la pandémie. S'il arrive à un stade que c'est le meilleur moyen qui nous reste, on le fera, mais d'abord, il faut suivre le profil de la maladie », précise le numéro 2 du MSPP qui dit penser que pour le moment c'est l'application des mesures sanitaires qui est fondamentale.

M. Adrien, d'un autre côté, informe que 80 % des infectés n'auront pas besoin d'une prise en charge rigoureuse. L'infection, dit-il, passera comme une simple grippe. Il ajoute que, suivant le dynamisme des agents du ministère, n'importe où se trouve un cas suspect, il sera dépisté sans inconvénient. Mais, pour la suite, s'il se révèle positif au Covid-19, ce n'est pas une obligation de le déplacer. Le DG ajoute aussi qu'il n'est pas nécessaire de gêner les minimes espaces sanitaires disponibles avec des cas non nécessaires.

D'un autre côté, le responsable soutient que le ministère travaille ardemment à mobiliser les expertises là où il en aura besoin. Un plan peut être aussi envisagé suivant besoin de réquisitionner des institutions pour concentrer son travail de prise en charge. Parallèlement, le docteur parle d'un possible prolongement de l'horaire de certains travailleurs sanitaires munis d'équipements de protections à usage unique. Étant donné qu’on n’y est pas encore, le médecin encourage la solidarité Interhaïtienne et l'application des mesures d'urgence sanitaires.

Quid du personnel médical haïtien?

Réagissant aux remous suscités par le message sur Tweeter du ministre des Affaires étrangères en rapport au déploiement d’une brigade médicale cubaine, le DG informe qu'il s’agit d'une collaboration proposée par le gouvernement cubain en appui à nos travailleurs sanitaires. Ces Cubains travaillent depuis plusieurs années en Haïti et, suivant leur spécialité, l'État cubain a désigné 25 d'entre eux pour porter main forte.

« Ce serait une contradiction énorme si l'on envisageait cela. Nous ne mettons personne de coté », rassure-t-il tout en saluant l’effort consenti par les travailleurs sanitaires haïtiens, leur engagement et leur sens de patriotisme. Il en a aussi profité pour déplorer le mot d'ordre de grève lancée dans divers centres hospitaliers du pays dans un contexte si difficile. Il appelle à une trêve tout en reconnaissant le droit des grévistes. Il informe qu'au niveau du ministère, une cellule est mise en branle pour recevoir leurs doléances appelant dans la foulée à la conscience professionnelle des protestataires.

Daniel Sévère




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