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L’Association des pharmaciens fait pression pour intégrer la cellule scientifique de gestion de la crise du Covid-19

L’Association des pharmaciens fait pression pour intégrer la cellule scientifique de gestion de la crise du Covid-19



Dans un communiqué du 1er avril 2020, l’Association des pharmaciens d’Haïti (APH) milite pour une recomposition de la cellule scientifique de gestion de la crise du Covid-19 composée de douze médecins, d’un sociologue et d’un membre de la Société haïtienne de santé mentale. Selon l’APH, il « n’y a ni anthropologue ni infirmier (e) ni de pharmacien (ne) au sein de la cellule alors qu'ils sont des éléments essentiels dans l’atteinte des objectifs de cette structure ».


Quelques jours après l’initiative du Gouvernement haïtien de créer une cellule scientifique de gestion de la crise du coronavirus (Covid-19), les avis sont partagés quant aux personnalités faisant partie de cette structure chargée de collecter et traiter les données liées au Covid-19 et de produire des recommandations au Gouvernement sur les mesures à prendre.

En effet, dans un communiqué daté du 1er avril 2020, l’Association des pharmaciens d’Haïti (APH) s’est plutôt montrée favorable pour la recomposition de cette cellule scientifique en y intégrant d'autres catégories professionnelles. Tout en félicitant le Gouvernement d’avoir mis sur pied cette structure afin d‘aider le pays à mieux faire face au Covid-19, l’association a fait valoir l’approche pluridisciplinaire que nécessite le système de santé pour avoir de meilleurs résultats. En ce sens, l’APH dit constater « qu’il n’y a ni anthropologue, ni infirmier (e) ni pharmacien (ne) au sein de la cellule alors qu'ils sont des éléments essentiels dans l’atteinte des objectifs de cette structure ».

La cellule scientifique, rappelons-le, est composée de 14 membres, dont 12 médecins, un sociologue, Alain Gilles et un membre de la Société haïtienne de santé mentale (SHSM), Wilcox Toyo. Comme toute première recommandation, la cellule scientifique propose la publication des bulletins relatifs à l’évolution du coronavirus en Haïti, selon ce qu'a rapporté le secrétaire d'État à la Communication, Eddy Jackson Alexis via un communiqué de presse». Et pour répondre à leur mission, les membres de cette structure ont constitué « trois unités en vue de mieux répondre à la mission de la Cellule. Il s'agit de l’unité technologique, l'unité statistique et l’unité d’information et de sensibilisation.

Quant au protocole de traitement du Covid-19 à la Chloroquine qui fait surtout débat en France, aux États-Unis, et comme avait indiqué le président Jovenel Moïse qui dit attendre le feu vert du ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) pour demander à certaines industries pharmaceutiques dans le pays d’en produire davantage, le communiqué n’a pas apporté d’explications.

Dans cette même lignée, dans une lettre circulaire du 31 mars 2020, aux pharmaciens et propriétaires de pharmacies, le MSPP a rappelé que « la chloroquine doit être dispensée exclusivement sur présentation d’une ordonnance médicale dûment émise par un professionnel de santé autorisé ». Selon le MSPP, ce rappel vise à protéger la population haïtienne de tous éventuels évènements indésirables pouvant survenir suite à l’automédication et/ou une utilisation non rationnelle de ce médicament, et à garantir une réponse efficace à la pandémie du Covid-19 à travers le pays.

Pour sa part, l’APH a aussi fait savoir dans son communiqué qu'au-delà des échanges en faveur ou en défaveur de la chloroquine, qu’elle était inquiète de l’euphorie de la population pour l’achat de ce médicament pour être utilisé à des fins préventives et/ou curatives sans avis médical. Elle demande au MSPP de prendre des mesures adéquates pour contrôler sa distribution dans le pays.

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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