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Qu’en est-il de la chloroquine en Haïti?

Qu’en est-il de la chloroquine en Haïti?



Plusieurs États donnent déjà l’autorisation d’utiliser la chloroquine aux fins de traitement des personnes infectées du nouveau coronavirus. Qu’en est-il d’Haïti ? Le pharmacien Ralph Edmond a répondu aux différentes questions y relatives à l’émission « Viv Ayiti », le mardi 31 mars 2020, aux micros de Jeff René, Schneidine Louis et du jeune médecin Christopher Georges.


La Chloroquine est un médicament utilisé en Haïti dans le traitement du paludisme. Une maladie fréquente en Haïti où l’on comptait près de 19 135 cas dans le pays en 2017, une statistique en baisse par rapport à l’année 2016 avec 21 434 cas. Ce qui prouve que des efforts considérables sont faits dans la lutte antipaludique en Haïti.

Produisant de la Chloroquine sous forme de sirop, sous le titre commercial « Farmaquine » les laboratoires Farmatrix sont en rupture de stock pour l’instant, selon le pharmacien Ralph Edmond, PDG de cette compagnie. D’après lui, les matières premières font défaut aux laboratoires pour la fabrication de la Chloroquine. Pour l’instant la Chloroquine est devenue la « perle rare », dit-il, informant qu’aussitôt les intrants seront disponibles, la fabrication de ce remède miracle ne prendra pas beaucoup de temps.

Toutefois, le pharmacien a mentionné que la chloroquine fait partie d’une liste de produits d’un programme étatique et d’ONG. Sa distribution sur le territoire ainsi que son importation ont été confiées à des organismes non gouvernementaux. Ce qui constitue un handicap pour les entreprises haïtiennes dans la fabrication de ce médicament et suscite un désintéressement de leur part, a fait savoir Ralph Edmond précisant que les laboratoires Farmatrix ne l’avaient pas inclus dans leur budget de l’année dernière Pourvu que les stocks de chloroquine qu’ils fabriquent arrivent habituellement à expiration et ne peuvent être vendus à ce moment-là.

D’un autre côté, Ralph Edmond entend participer dans la lutte contre le Covid-19 en fournissant trois produits essentiels de Farmatrix. Il s’agit de la Chloroquine, du gel hydroalcoolique (également impossible de trouver d'intrants pour sa fabrication) et un produit à base d’alcool pouvant asperger les hôpitaux.

Dans son intervention, il n'a pas raté l'occasion pour souligner l’incapacité de l’industrie pharmaceutique haïtienne à répondre efficacement dans cette crise. En ce sens, il dit indexer l'État qui n'a fait aucun investissement en vue de développer ce secteur. « Cette crise va mettre à nu notre faiblesse structurelle », conclut-il.

On rappelle que depuis les études de l’Infectiologue Didier Raoult, la Chloroquine est considérée comme ce médicament miracle pour faire face au Covid-19, virus faisant état de plus de 50 000 morts à travers le monde. Une première a été présentée à la mi-mars dans une vidéo tournée à l'IHU de Marseille avec son staff où le professeur de microbiologie avait administré à 24 patients de l'hydroxychloroquine et de l'azithromycine. À l'issue des essais, 75% n'étaient plus porteurs du Covid-19. Une étude qui est sujette à polémique à cause du nombre restreint de l'échantillon choisi.

Le spécialiste des maladies infectieuses à Marseille continue à défendre son protocole en présentant une deuxième étude menée sur 80 patients qui ont été testés positifs du Covid-19. Durant une période de 6-10 jours, les patients reçoivent d’hydroxychloroquine (3 x 200 mg par jour) associée à l’antibiotique azithromycine. À l'issue de l'étude, 81% ont connu une évolution favorable et sont sortis de l'hôpital rapidement (au bout de 4,6 jours). 13 patients étaient toujours en soins intensifs après 10 jours et un sujet est décédé soit un homme de 86 ans.

Beaucoup de scientifiques ont mis en doute les recherches menées par le professeur Didier Raoult. L’Organisation mondiale de la santé n’a non plus donné l’ordre d’utilisation générale de ce médicament. Toutefois, certains États tels que les États-Unis et la France se sont déjà manifestés pour son utilisation en cette période d’urgence sanitaire.

Schneidine Louis




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