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Covid-19 : la population commence à s’effrayer

Covid-19 : la population commence à s’effrayer



Jour après jour, le bilan de la Covid-19 s’alourdit en Haïti. Les centres hospitaliers en mesure de prendre en charge des malades de la Covid-19 sont en passe d’être dépassés. Entretemps, la population qui a, durant les deux mois écoulés, mis en doute la présence de la pandémie sur le sol haïtien commence à s’affoler.

Petit à petit, la peur s’installe. Longtemps incrédule, la population commence à se faire réellement du souci. Les chiffres relatifs au cas d’infection prennent l’ascenseur et les personnes qui se plaignent d’une « épidémie de fièvre, compliquent davantage la situation.

Et, ce n’est que maintenant que la population se montre plus disposée à appliquer les mesures sanitaires imposées par les autorités. Lesquelles mesures longtemps ignorées par la population réfugiée dans le doute et la méfiance.

De nos jours, il est difficile d’avoir foi dans les chiffres officiels du MSPP. Nombreux sont des cas de décès enregistrés qui ont présenté des symptômes assimilables au coronavirus. Le refus de croire fait place à l’anxiété.

Questionnés par le journal, des riverains de la capitale relatent que les autorités sanitaires haïtiennes perdent, depuis l’introduction de la pandémie, le contrôle de la chaine de progression de la maladie. Pour l’heure, affirment-ils, personne n’est à l’abri désormais. « On dirait que la maladie tue plus rapidement en Haïti. Et pire, l’on ne peut pas dissocier cette fièvre, parait-il, saisonnière, des symptômes de la pandémie », nous a confié un riverain.

« Croire ou ne pas croire n’est pas ce qui compte pour le moment ; c’est plutôt ce qu’on fera quand on sera atteint. On n’a ni personnel ni centre médical, et encore moins de tests, alors que la maladie est extrêmement violente. Ceux qui sont croyants peuvent prier, mais, à ce rythme, on risque gros », opine un étudiant de l’ENS qui en a profité pour torpiller les politiques haïtiens, les principaux responsables de cette situation.

Dans les rues, dans le transport en commun, dans les marchés publics, l’on peut constater un plus fort engagement de la population de couper court avec le virus. En tenant compte des discussions de groupe, la population se montre mieux concernée. Cependant, malgré cette peur qui grandit, certains s’obstinent encore.

Dans les sections communales, la « gaguère » continue de fonctionner comme à l’ordinaire, attirant du coup l’affluence. La mesure de couvre-feu n’est plus respectée tant dans les grandes agglomérations que dans les zones reculées.

Daniel Sévère




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