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L’Administration de Moise/Jouthe met le cap sur les élections en pleine crise sanitaire

L’Administration de Moise/Jouthe met le cap sur les élections en pleine crise sanitaire



Après avoir sollicité l’aide de l’OEA, l’Administration de Moise/Jouthe cherche le soutien des autres États amis et des instances internationales pour la réalisation des prochaines élections. Dans une correspondance acheminée aux chefs de missions diplomatiques, le chancelier haïtien instruit les représentants d’Haïti d’informer les pays dans lesquels ils sont accrédités respectivement.


En pleine pandémie de Covid-19, le régime en place pense pouvoir relancer le processus électoral dans le pays. L’Administration de Moise/Jouthe engage des préliminaires pour mettre en branle l’appareil électoral. Suite à la volonté exprimée par le président de la République, Jovenel Moise, de relancer le plus tôt possible le processus électoral devant aboutir au renouvellement du personnel politique haïtien et à l’installation de son successeur à la magistrature suprême de l’État le 7 février 2022, le ministre des Affaires étrangères, Claude Joseph, a demandé aux chefs de missions diplomatiques d’informer les pays dans lesquels ils sont en poste de la volonté du chef de l’État d’organiser des élections dans le pays.

Le chancelier haïtien demande aux chefs diplomatiques d’informer les institutions internationales ou les États auprès desquels ils sont accrédités de la ferme volonté du président d’organiser des élections libres et démocratiques en vue du renouvellement du personnel politique en Haïti. Il les prie aussi de prendre toutes les dispositions nécessaires visant à obtenir l’appui politique des institutions internationales ou des États.

Jovenel Moise réitère son vœu de partir le 7 février 2022

Contrairement à l’opposition qui annonce la fin du mandat du président Jovenel Moise pour le 7 février 2021, l’Administration Moise/Jouthe insiste sur un départ du président au 7 février 2022. À cette date, le chef de l’État actuel veut céder la place à un autre président élu conforment aux prescrits de la Constitution, indique Claude Joseph.

Le débat sur les élections dans le pays a refait surface le 18 mai lors de l’adresse à la nation du président de la République. Le chef de l’État a fait l’inventaire de ses démarches pour activer le processus électoral. Il a fait savoir que son cabinet a déjà contacté le Conseil électoral en ce sens. Gouvernant la République par décret en absence des parlementaires, le président n’a qu’à prendre des arrêtés pour donner de la provision légale au CEP.

Organiser les élections après la Covid-19 et gérer l’insécurité ?

Toutefois, s’il est vrai que le président priorise le soutien des pays amis et des organismes internationaux, il doit également tenir compte de la réalité du pays. Depuis des mois, des partis politiques de l’opposition modérée et radicale ont exprimé leur méfiance. Ils n’entendent pas participer à des joutes électorales avec Jovenel Moise. Ils s’interrogent sur la nouvelle carte d’indentification, notamment de leur impact sur les prochaines élections.

Par ailleurs, en pleine crise sanitaire et une situation d’insécurité très préoccupante, l’organisation d’élection dans le pays dans les prochains jours et même en 2021 se révèle compromettante. D’aucuns alertent déjà sur la réalisation des élections avec toutes ces armes en circulation. Des réserves sont émises aussi sur des zones où les individus armés contrôlent totalement.

Entre le support de l’international, de la situation actuelle du pays et la position des groupes politiques, l’écart est très grand pour la tenue des joutes électorales dans le pays. Gérer après la Covid-19 et organiser des élections générales seront très difficiles pour un pouvoir qui n’arrive pas à consolider les institutions républicaines et jouir de la confiance de la population.

Woovins St Phard




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