S'identifier Contact Avis
 
31° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

Plus de 200 déportés en provenance des USA depuis le début de la crise sanitaire en Haïti

Plus de 200 déportés en provenance des USA depuis le début de la crise sanitaire en Haïti



En dépit de la crise sanitaire liée à la Covid-19, les États-Unis d’Amérique ont choisi de procéder à la déportation des migrants haïtiens en situation irrégulière ou en contravention avec la justice américaine. Entre le mois d’avril et de mai, 276 migrants haïtiens ont été renvoyés en Haïti.


Depuis le 7 avril, les USA ont entamé avec la déportation des migrants haïtiens en situation irrégulière ou en contravention avec la justice américaine. Ces déportations sont déjà réalisées en quatre vagues. La première cohorte est arrivée le 7 avril avec 68 migrants. 128 sont arrivés dans le deuxième groupe. Le troisième groupe, débarqué le 12 mai, contenait 50 Haïtiens. Pour le quatrième, 26 mai, 30 migrants sont arrivés dans le pays. Au total, 276 migrants haïtiens sont déportés par les autorités américaines. Ces déportations sont survenues en pleine Covid-19, où les deux pays sont à l’épreuve de la pandémie.

Si l’Administration américaine a assuré que ces déportés ne sont pas infectés, les autorités haïtiennes ont quand même placé ces compatriotes en quarantaine. Ils ont été mis en zone de surveillance afin de suivre leur évolution. Certains ont été testés positifs au cours de la période, tandis que les autres sont renvoyés chez eux. Toutefois, quelques d’entre-eux ont pu échapper à la vigilance des autorités en laissant les zones de quarantaine avant le délai fixé.

Pour le quatrième groupe de rapatriement, des Haïtiens en contravention avec la justice américaine ont été annoncés. Le retour d’Emmanuel Constant, ancien chef paramilitaire du Front révolutionnaire armé pour le progrès d’Haïti, devenu par la suite le Front pour l’avancement et le progrès haïtien (FRAPH), condamné par contumace par la justice haïtienne pour ses nombreux crimes, a été annoncé. Après les demandes du gouvernement haïtien, la déportation de cet ancien chef paramilitaire a été suspendue temporairement. Sur les 78 prévus, seulement 30 migrants sont arrivés dans le vol. Néanmoins, 16 de ces arrivées avaient des antécédents avec la justice américaine.

De nombreuses organisations de droits humains ont exprimé leur profond désaccord avec l’Administration de Donald Trump qui a choisi de procéder à ces vagues de déportations dans le contexte de la Covid-19. Elles estiment que le moment n’est pas approprié pour de telles mesures. Dans une lettre envoyée au président Jovenel Moise, plus de dix organisations ont demandé au Gouvernement haïtien de négocier un moratoire en vue de la suspension des déportations des ressortissantes et ressortissants haïtiens dans le contexte pandémique en provenance des États-Unis.

Face à cette situation, le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (GARR), ne cache pas ses inquiétudes sur l’arrivée de ces migrants. L’organisation s’interroge sur la passivité de l’État devant ces déportations. « Les autorités haïtiennes sont-elles vraiment conscientes du danger sanitaire que représentent ces migrantes et migrants qui reviennent d’un pays sévèrement touché par la pandémie ? », se questionne le GARR.

D’un autre côté, elle souligne que l’Administration Trump continue de faire la sourde oreille face aux multiples appels lui demandant de surseoir aux déportations des migrantes et migrants haïtiens en conflit avec l’immigration américaine dans le contexte de la crise sanitaire mondiale.

La continuité de ces vagues de déportations reste ouverte. Le pays doit s’attendre à d’autres groupes. Entretemps, la Covid-19 fait son chemin dans ces deux pays.

Woovins St Phard




Articles connexes


Afficher plus [6804]