S'identifier Contact Avis
 
26° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

Deux crises majeures font de l’ombre à la saison cyclonique

Deux crises majeures font de l’ombre à la saison cyclonique



Au premier juin 2020, ce sera l'ouverture de la saison cyclonique dans la zone caraïbéenne, notamment en Haïti. Pire que les années antérieures, aucun signe ne montre que les autorités ont préparé cette saison qui s'annonce plus active que d'ordinaire. Malgré la vulnérabilité du pays en terme environnemental et infrastructurel, toutes les ressources sont mobilisées dans la gestion de la Covid-19.


Plus que quelques jours avant la saison cyclonique. Cependant, ce n’est pas encore le branle-bas. Pourtant les prévisions ne sont pas rassurantes. La population, essaie au quotidien de survivre priant autant qu’elle peut la Providence pour lui protéger de la pandémie qui progresse de manière exponentielle. Les autorités et les hommes de l'opposition, obstinés du pouvoir, ont peut-être l’esprit ailleurs.

Haïti a déjà connu la dévastation avec plusieurs cyclones majeurs. Le plus récent est Matthew en octobre 2016 qui a balayé le flan sud du pays laissant derrière lui un bilan assez lourd en vies humaines perdues et en dégâts matériels. Cette année, seulement à quelques jours de l'ouverture de cette nouvelle saison, le silence des autorités est pesant. C'est la gestion de la Covid-19 qui prédomine. Ensuite viennent les questions politiques, à savoir : la réalisation des élections.

Haïti peut se trouver, comme cela arrive souvent, sur la trajectoire de beaucoup de cyclones. Considérant la fragilité du pays sur le plan environnemental, la moindre averse occasionne d'importants dégâts. À chaque catastrophe, les interventions ne sont pas préalablement planifiées. Avec ce constat, il va de soi d’imaginer que des jours sombres attendent le pays, car les risques d’inondation sont énormes.

En attendant de boucler le cycle en novembre prochain, une fin d'année très agitée n’est pas à exclure en Haïti. Depuis des années, les fins d’années sont difficiles et sont souvent hypothéquées par des interminables batailles politiques. En 2018, l'opposition a perturbé la période des fêtes de fin d’année. Un an après cette même opposition a provoqué la situation qualifiée de « pays lock ».

Daniel Sévère




Articles connexes


Afficher plus [6804]