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Le secteur démocratique et populaire n’accorde pas de crédit à la note du secrétaire général de l'OEA

Le secteur démocratique et populaire n’accorde pas de crédit à la note du secrétaire général de l'OEA



La note du secrétaire général de l'OEA, Luis Leonardo Armagro Lemes, sur l'échéance du mandat présidentiel, continue de susciter des remous. Cette fois, c'est le secteur démocratique et populaire qui a réagi en recadrant du coup l’organisation régionale pour ingérence dans les affaires internes d'Haïti. Selon Schiller Louidor, l'opposition n'est pas attachée à ce que ne disent ni le CoreGroup ni l'OEA encore moins Rosny Desroches.


Le porte-parole du secteur démocratique et populaire a fait d'une pierre plusieurs coups. Au lieu de se limiter à critiquer la note du secrétaire général de l’OEA, il s’en prend à l'ambassadrice américaine en Haïti, Mme Sison, et à la représentante en Haïti du secrétaire général des Nations unies, Mme Lalime.

Selon lui, les personnalités précitées sont aussi responsables de la situation dans laquelle se trouve le pays actuellement en s'obstinant à garder au pouvoir Jovenel Moise, incapable de diriger la nation. « Par conséquent, nous ne sommes pas attachés à leur déclaration ni à leur ingérence dans les affaires internes de notre pays », dénonce le docteur Louidor. « Nous n'avons non plus à nous occuper de Rosny Desrosches qui est un esclave mental », a-t-il ajouté.

En ce qui a trait à la date du 7 février 2021, comme fin du mandat du président actuel de la République, l'homme politique pense que le débat est clos. « C'est une date constitutionnelle, une date butoir. Le secrétaire général de l’OEA aurait du consulter l'article 134-2 de la Constitution avant d’avancer quoi que ce soit », conseille l'opposant au pouvoir.

Selon M. Louidor, s’appuyant sur la hausse du dollar par rapport à la gourde, l'incompétence manifestée de l'Exécutif, le caractère inconstitutionnel du Gouvernement et la gestion de la crise de la Covid-19, il n'est pas possible que le locataire du Palais national soit gardé au pouvoir jusqu’au 7 février 2021. « Si le peuple ne se soulève pas dès ce mois, demain sera tristement sombre », met-il en garde tout en annonçant des consultations pour la relance de la mobilisation pour les 5,6 et 7 juin prochain.

Notons, dans la foulée, que le Collectif 4 décembre a lui aussi, dans une note, pris à contre-pied la position du secrétaire général de l’OEA. Jean Robert Argant a rappelé à M. Armagro qu'il venait de violer volontairement l'article un du premier chapitre de la charte de l'OEA en s'érigeant comme tribunal compétent capable de s'immiscer dans les affaires internes des pays membres. Il a aussi rappelé que la nation haïtienne ne permet à aucune autorité de rabaisser le pays qui reste jaloux du respect qu'il mérite et de ses lois.

Daniel Sévère




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