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Mot d'ordre de mobilisation: le commissaire du gouvernement lance un appel à la sagesse

Mot d'ordre de mobilisation: le commissaire du gouvernement lance un appel à la sagesse



L'opposition a prévu de manifester dans les rues les 5, 6, 7 juin en cours en vue de continuer d'exiger la démission du chef de l'État, Jovenel Moise. En réaction, le commissaire du gouvernement près du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Jacques Lafontant, soutient que le moment n'est pas opportun. Par conséquent, il invite les initiateurs à faire preuve de sagesse afin d'éviter la propagation massive de la pandémie.


Le commissaire se veut prudent. Il connait la suite, mais veut rester fidèle à sa mission de garant de l'ordre public. Il dit voir d'avance le danger et, par conséquent, en sa qualité de CG, il est de sa responsabilité de dire « halte-là ».

Jacques Lafontant n’a pas fait le pari de la provocation. Il voulait toucher la plaie, mais, en connaissance de cause, il le fait avec beaucoup de soin. « Nous reconnaissons le droit à la mobilisation garanti par la Constitution et les conventions internationales. Je ne peux m'y interposer, cependant, en tant que garant de l'ordre public je dois pouvoir prévenir le danger », a-t-il fait savoir.

Évoquant les principes juridiques garantissant la liberté de mobilisation, le commissaire n'entend pas pour autant accorder carte blanche aux initiateurs. Ces mêmes lois évoquées ont déjà tranché sur la question. « Quand il y a état d'urgence déclaré sur un pays, certains droits qui tombent automatiquement. Et c'est le cas de la mobilisation », précise l'homme de loi soutenant qu'il n'a pas l'intention de museler la presse ni restreindre la liberté individuelle.

« Nous précisons que nous n'avons aucune velléité d'instaurer une ambiance dictatoriale dans le pays ni interdire aux gens de manifester. Mais selon la mission que nous confère la loi, nous sommes en droit de restreindre certaines libertés », a soutenu le CG qui appelle les initiateurs à reconsidérer leur décision.

« C’est une occasion propice pour que la pandémie se propage rapidement. Le moment est mal venu pour que des groupes sociaux ou des acteurs politiques prennent l'initiative de réunir la population », martèle M. Lafontant conseillant aux hommes de l'opposition d'annuler le projet de manifester dans les rues.

Daniel Sévère




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