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Le coup politique des maires proches de l’opposition

Le coup politique des maires proches de l’opposition



En début de semaine, plusieurs cartels de mairie proche de l’opposition au pouvoir en place ont porté un coup politique à Jovenel Moise. En constatant la fin de leur mandat, et en refusant de rester une seconde de plus comme agents intérimaires, ces maires agitent davantage le débat autour de la fin du mandat de Jovenel Moise qui, selon eux, doit partir au plus tard le 7 février 2021.


Ils n’entendent pas liquider les affaires courantes après la fin de leur mandat. Ils décident de partir dans l’immédiat. C’est ainsi que le président de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC-CA), Rogavil BOIGUENE, a reçu une lettre de notification afin d’entamer l’audit de gestion de ces maires durant ces 4 années.

Parmi les personnalités à la base de cette décision, on peut citer, Rony Colin, maire titulaire de Croix-des-Bouquets ; Jean Jonas Saint-Juste, maire adjoint de Croix-des-Bouquets ; Jean Junior Auguste, maire titulaire de La Victoire ; Ralph Youri Chévry, maire titulaire de Port-au-Prince ; Succès Witny, maire adjoint de Bainet ; Louise Marie Médor, mairesse adjointe de Mirebalais ; Ocxama Moise, maire adjoint de Mirebalais ; Naczius Joseph, maire adjoint de Belladère. Ces maires ont déclaré qu’ils n’entendent pas violer la Constitution haïtienne ni les lois de la République.

Le maire de la commune de Carrefour et président de la Fédération nationale des maires d’Haïti (FENAMH), Jude Édouard Pierre, a salué cette décision, et affirme que lui aussi, il ne veut pas devenir agent exécutif intérimaire. Il souligne, par ailleurs, que les mandats de tous les conseils municipaux arriveront à terme au plus tard le 31 juillet prochain. À partir de cette date, le ballon sera renvoyé dans le camp du pouvoir en place. Et ce dossier commence déjà à faire couler beaucoup d’encre, notamment des menaces orchestrées sur certains maires contre le pouvoir en place.

Au niveau de Carrefour, Jude Édouard Pierre a déjà subi une campagne de dénigrement d’un groupe de militants se présentant comme des proches du Parti haïtien tèt kale (PHTK). À Tabarre, la mairesse titulaire, Nice Simon, ainsi que les adjoints, ont été empêché d’accéder à la Mairie. L’objectif est de les contraindre à faire comme les dix autres, de signifier la fin de leur mandat et de partir au plus vite que possible. Des agissements condamnés par plusieurs associations de maires dans le pays.

D’après certaines associations de maires en Haïti, c’est l’agitation des débats sur le remplacement des maires élus dont le mandat est arrivé à terme par des agents intérimaires, qui est à la base de toutes ces choses. Selon les responsables, les intéressés sont prêts à tout pour bénéficier de la bonne grâce du pouvoir exécutif. Et pour cela, ils n’ont pas hésité à sacrifier la personnalité de tous ceux en qui ils voient un rival indomptable en cas d’éventuelle élection pour le renouvellement des conseils municipaux dans le pays. D’ailleurs, le Premier ministre Joseph Jouthe avait informé de la quantité d’appels déjà reçus de la part des intéressés qui envisagent de devenir agents exécutifs intérimaires.

Une chose est certaine, le président Jovenel Moise n’aura pas la capacité de réaliser les élections municipales avant le 28 juillet. Par conséquent, cette action posée par les responsables de mairie en question n’est-elle pas avant tout un acte politique ? Certes, leur mandat est arrivé à terme, mais par une telle action n’ont-ils pas voulu mettre le président Jovenel Moise face à son incapacité ou son manque de volonté à réaliser des élections pour le renouvellement du personnel politique du pays, quel que soit le niveau considéré ? Aussi, ne voudraient-ils pas notifier de manière implicite qu’un mandat constitutionnel est fait pour être respecté, et que le président Jovenel Moise est attendu à ce même carrefour le 7 février 2021 ?

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