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Allégations de harcèlement et d’agressions sexuelles, la S&H Global précise

Allégations de harcèlement et d’agressions sexuelles, la S&H Global précise



Suite aux dénonciations et accusations de la Centrale nationale des ouvriers haïtiens (Cnoha) la semaine dernière, les responsables de la compagnie S&H Global ont réagi. Si Dominique St Éloi a parlé de harcèlements et d’agressions sexuelles, la S&H Global se dit consternée et choquée.


« D’importantes investigations sont en cours pour le moment à différents niveaux de la compagnie et, à l’issue de celles-ci, les mesures qui s’imposent suivant les procédures propres à la compagnie », lit-on dans une note parue le 30 juin 2020. La S&H met en garde les fautifs et promet de sévir avec extrême rigueur. A rappeler que Dominique St Éloi, responsable de Cnoha, avait dit détenir des preuves palpables que les responsables de l'usine abusent sexuellement des femmes qui y travaillent. Indépendamment de leur volonté, elles sont touchées, menacées de révocation, entre autres, si elles refusent de satisfaire sexuellement certains cadres de l'entreprise incluant des responsables de l'usine.

Certains syndicats d’ouvriers de la S&H Global pointent du doigt des ressortissants guatémaltèques travaillant au Parc industriel de Caracol. Selon Benabe Wilman, cette situation ne date pas d'hier. Il explique qu'à maintes occasions, les syndicats ont porté plainte par-devant les responsables de la compagnie qui, après investigations, ont renvoyé les étrangers fautifs. Parallèlement, ces syndicalistes estiment que leur lutte contre les actes de harcèlements et d’agressions a porté fruit. Julien Ronel, membre de SYNOTRAGE se dit étonné des révélations du responsable de CNOHA.

Les responsables de S&H Global, contactés, reconnaissent l’existence d’une telle situation toutefois, ils disent disposer de mécanismes pour éradiquer ce comportement. Wilbrode Béon explique que tous les ouvriers de la compagnie sont au courant des dispositions relatives aux cas de harcèlement. Pour lui, c'est une politique de zéro tolérance. Ils citent en exemple une cellule pour recevoir ces types de plaintes. Le responsable se dit choqué de constater que des vidéos circulent en ce sens sur les réseaux sociaux ou certains employés dénoncent les cas d’agressions sexuelles et de harcèlements sans pour autant que les structures internes de la compagnie soient informés.

Vertement critiqués, les membres d’une nouvelle structure syndicale sont pointés du doigt. Le Respect des ouvriers haïtiens de la manufacture (ROHAM) est un syndicat fraîchement créé qui, selon les déclarations des responsables de la S&H Global, n’a pas de reconnaissance légale donc n’est pas reconnu par la compagnie. Dans la note, la compagnie informe reconnaître l'existence de 5 structures syndicales. « La S&H Global entend respecter et, de fait, respecte le droit syndical et reste donc ouverte pour accueillir ROHAM », précise-t-elle.

Suite à ces vagues de dénonciations, le ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes (Mcfdf) rappelle aux responsables des usines l'obligation de respecter la convention de Belém Do Para adoptée le 29 juin 1994 et ratifiée par Haïti en 1996. Dans la note de presse, le MCFDF encourage le ministère des Affaires sociales et du Travail à prendre ses responsabilités dans ce dossier.




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