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La FPH exhorte le gouvernement à revenir sur les décrets qui violent la Constitution

La FPH exhorte le gouvernement à revenir sur les décrets qui violent la Constitution



À l’instar de plusieurs secteurs de la vie nationale, la Fédération protestante d’Haïti (FPH) s’insurge haut et fort contre plusieurs points dans les décrets pris par le gouvernement haïtien ces 4 derniers mois. À en croire, la FPH ces points sont non conformes à la moralité, aux mœurs et à la culture haïtienne. En ce sens, elle demande au gouvernement de prendre, entre autres, un nouveau décret afin de remplacer tous ces décrets qui violent aussi la Constitution haïtienne.


Le décret sur le nouveau Code pénal pris par le Gouvernement haïtien récemment et qui sera d’application dans 24 mois ne fait pas l’unanimité au sein de la société haïtienne. Puisque, c’est au tour de la Fédération protestante d’Haïti (FPH) qui se montre révoltée contre plusieurs articles présents dans le document.

Ainsi, la Fédération dit rejeter les articles 275, 277, 304, 305, 471 du nouveau Code pénal qui abaisse l’âge de la majorité sexuelle pour les enfants à 15 ans contrairement à la Constitution haïtienne de 1987 amendée qui indique que c’est à l’âge de 18 ans qu’on est majeur. Pour la FPH, la société haïtienne est fragile et vit dans la misère avec une surpopulation, elle se demande est-ce que le pays peut se donner le luxe d’accepter que jeunes s’adonnent au sexe et d’enfanter à partir de 15 ans. « N’est-pas du désordre », s’interroge-t-elle.

Plus loin, la FFH exprime son désaccord avec les articles 208, 248, 264, 275, 278, 298, 301, 305 du nouveau Code pénal qui renforce la pratique sexuelle entre deux garçons, deux filles, entre les cousins et cousines, entre l’oncle et la nièce, entre la tante et le neveu (article 305) en raison que ces articles prévoient de mettre en prison même des juges s’ils refusent de travailler sur le dossier des personnes qui se livrent dans ces pratiques sexuelles. Pour la FPH, la société haïtienne rejette ces pratiques dans son système moral.

En dépit de son désaccord avec plusieurs autres articles, la FFH a dénoncé l’article 216 qui prévoit si la justice avait condamné quelqu’un pour un crime et automatiquement qu’il a été gracié par le président, il peut recommencer à jouir de tous ces droits civils normalement. Ce qui veut dire, explique la FPH, un criminel notoire peut arriver à devenir sénateur, député, président, une fois qu’il a été gracié par le président de la République.

Quant à l’article 5, alinéa 2, du décret 16 juin 2020 sur la Carte d’identification nationale unique (CINU), la FPH indique qu’il vient avec la notion de changement morphologique dans le système d’identité qui peut créer davantage de confusion entre garçons et filles. À en croire la FPH, les démarches des décrets tendent à mener le pays dans une nouvelle forme de société qui ne cadre pas avec son histoire, ses croyances, ses cultures et mœurs.

Face à tous ces articles qui créent tant de polémique dans la société haïtienne, la Fédération protestante d’Haïti (FPH), recommande au gouvernement de prendre un nouveau décret afin de rentrer tous ces décrets qui vont à l’encontre de la Constitution haïtienne, du Code civil et qui sont contraire aux mœurs, à la culture de la société haïtienne. La FPH est claire. On ne fait pas de loi contre la société, mais pour la société.

Selon la FPH, on ne peut changer les règlements, sur la famille ainsi que sur sa formation, sur le changement de sexe dans une période où le Pouvoir législatif, qui fait les lois, n’existe pas.

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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